Frontières et déplacements dans les romans de Jennifer Johnston

par Jeanne-Marie Carton-Charon

Thèse de doctorat en Études irlandaises

Sous la direction de André Topia.

Soutenue en 2005

à Paris 3 .


  • Résumé

    Les romans de Jennifer Johnston ont souvent pour point de départ l'expérience des habitants de la Big House, mais elle en dresse un portrait contrasté, relatant à la fois l'intimité et l'identité fragilisée de cette communauté. Ses protagonistes tentent de reconstruire un " moi " isolé et brisé par les tragédies et les deuils liés à la disparition des Big Houses, à l'émergence de la République, ou simplement les divisions d'origine sociales ou religieuses. Dans cette recherche, la création artistique est privilégiée, ainsi que différents rituels personnels (bains, boissons, écriture d'un journal). La rencontre d'un confident appartenant à l'autre communauté se termine toutefois toujours par une rupture. La reconstruction personnelle fait écho à la construction d'une Irlande nouvelle, et des insertions de chansons ou poèmes permettent à la voix individuelle de rejoindre la voix commune. La place des femmes devient pour Jennifer Johnston une source d'inspiration constante. Des valeurs issues du protestantisme sous-tendent une vision progressiste de la société irlandaise : autonomie du sujet, rejet du conformisme et affirmation du talent individuel. L'œuvre de Johnston présente des déplacements inattendus entre rituels sociaux et rituels personnels.

  • Titre traduit

    Frontiers and displacements in Jennifer Johnston's novels


  • Résumé

    The experiences of the inhabitants of Big Houses are often the starting-point of Jennifer Johnston's novels, but she paints them in a contrasted way, with an insight into this community's intimacy and weakened identity at the same time. Her protagonists struggle to re-build an " I " which has been isolated and broken by tragedies and deaths linked to the disappearance of Big Houses, to the rise of the Republic, or simply to social or religious divisions. In this struggle, artistic creation is put to the forefront, as well as different personal rituals (baths, drinks or writing a journal). The encounter with a confidant from the opposite community, however, always ends in rupture. Personal reconstruction echoes the building of a new Ireland, and insertions of songs or poems enable private voices to join up with common voices. The position of women becomes a constant source of inspiration for Johnston. Values emerging from Protestantism underlie a progressive vision of Irish society : autonomy of the subject, rejection of conformism and affirmation of individual talent. Jennifer Johnston's work offers unexpected displacements between social and personal rituals.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (411 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 402-411. Index

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