Indigènes et politique en Bolivie : les stratégies chiquitanas dans le nouveau contexte de décentralisation participative

par Laurent Lacroix

Thèse de doctorat en Sociologie politique

Sous la direction de Christian Gros.

Soutenue en 2005

à Paris 3 .


  • Résumé

    La modernisation de l'Etat et l'émergence de nouveaux acteurs socioculturels à partir des années 1980 sont à l'origine du processus actuel de décentralisation participative en Bolivie. La Constitution réformée (1994) attribue un caractère pluriethnique et multiculturel à la nation bolivienne. Près de deux cents lois sont promulguées pour réorganiser le pays en profondeur. Deux d'entre elles vont particulièrement favoriser l'élaboration de nouvelles stratégies de la part des groupes indigènes ou en voie d'indigénisation. La loi de Participation Populaire (1994) engendre un vaste mouvement de municipalisation basée sur des principes de planification participative et ouvre par la même occasion des espaces politiques et citoyens à tous les acteurs locaux. La Loi de l'Institut de Réforme Agraire (1996) reconnaît explicitement la diversité culturelle en autorisant la dotation de terres collectives aux populations indigènes. À partir de trois études de cas réalisées en Chiquitanie, une région située dans les Basses Terres de Bolivie, cette recherche évalue la capacité stratégique des organisations indigènes locales dans le cadre de la décentralisation participative, et tente de mesurer l'amplitude des réformes politiques de type néo-indigéniste. Elle met en évidence la démocratisation progressive des sociétés locales, la territorialisation indigène ainsi que l'ethnicisation des acteurs et des rapports sociaux.

  • Titre traduit

    Natives and politics in Bolivia : the Chiquitana strategies in the new context of participative decentralization


  • Résumé

    The modernization of the state and the emergence of new sociocultural actors from the 1980s onwards originated the current process of participative decentralization in Bolivia. The reformed constitution confers a multiethnic and multicultural character on the Bolivian nation. Nearly two hundred laws have been passed, aiming at a thorough reorganisation of the country. Two of them will particulary support the development of new strategies on the part of the indigenous groups or the groups in the process of indigenisation. The Popular Participation Law (1994) has generated a wide movement of municipalization based on the principles of participative planning and has thus opened civic and political spaces to all local actors. The Law of the National Institute of Land reform (1996) explicitly acknowledges cultural diversity by granting the native populations the ownership of collective land. Based on three case studies carried out in Chiquitania, an area located in the Lowlands of Bolivia, this research work evaluates the strategic capacity of the local indigenous organizations within the framework of participative decentralization, and tries to measure the extent of the reforms of neo-indigenist type. It highlights the progressive democratization of the local societies, the indigenous territorialisation as well as the ethnicisation of the actors and the social relationships.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 2 vol. (575 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 538-567

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Sorbonne Nouvelle. Direction des Bibliothèques Universitaires. Section Censier.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : MC 8667
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.