Littérateurs et critique d'art (1747-1791) : invention et appropriations d'un genre en France au dix-huitième siècle

par Florence Ferran

Thèse de doctorat en Littérature et civilisation françaises

Sous la direction de René Démoris.

Soutenue en 2005

à Paris 3 .


  • Résumé

    Au XVIIIe siècle, on commence à publier par voie d'articles de presse et de brochures les jugements du public sur les Salons. Un genre s'invente, la critique d'art, dont l'histoire littéraire a retenu plus tard des exemples à l'écart des polémiques qui avaient pourtant marqué les étapes de sa reconnaissance et de ses transformations. Le genre est-il perçu et pratiqué comme une expérience littéraire ? S'il s'émancipe rapidement d'un discours de connaisseur, à partir de 1769 il fait l'objet d'appropriations qui en diversifient les usages. Cultivant le cynisme ou la naïveté, des littérateurs s'engagent dans des expérimentations burlesques qui exploitent et maltraitent autant l'actualité artistique que l'histoire littéraire et nationale dont ils mobilisent la mémoire chez les lecteurs, sommés d'en rire. Pariant sur un partage élargi du plaisir esthétique, ils mettent en scène les visiteurs aux prises avec un espace d'exposition et un imaginaire culturel, social et politique qui stimulent et perturbent leur rapport à l'art.

  • Titre traduit

    Art criticism and the man of letters (1747-1971) : invention and appropriations of a genre in eighteenth-century France


  • Résumé

    In the mid-eighteenth century judgements by the general public on the Salons begin to appear in print. An entire genre is invented—art criticism—of which literary history has preserved exemplary instances on one side of the polemics that marked the stages of the new criticism's recognition and transformations. But is this genre perceived and employed as a form of literary experience? It quickly frees itself from the discourse of connoisseurship, and from 1769 onwards its uses are diversified according to the pretexts of various appropriations. Affecting cynicism or ingenuousness, men of letters launch themselves into burlesque experiments that exploit and abuse artistic actuality as much as literary and national history—experiments in which the reader's memory involves him with complicitous laughter. These burlesques also anticipate the sharing of aesthetic pleasure by conjuring up tableaux in which visitors to the Salons can be seen grappling not only with the exhibition but with a cultural, social, and political " imaginaire " which both stimulates and disturbs their sense of their own relationship to the art on display.

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  • Détails : 2 vol. (579 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 534-572. Index

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