La parenté comme stratégie et base de l'organisation sociale et politique à Ura Ayllu (Puno-Pérou)
| Auteur / Autrice : | Katia Leleu |
| Direction : | Pierre-Yves Jacopin |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Anthropologie sociale |
| Date : | Soutenance en 2005 |
| Etablissement(s) : | Paris 3 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Europe latine et Amérique latine (Paris ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Centre de recherche et de documentation sur les Amériques |
| Autre partenaire : Institut des Hautes Études de l'Amérique latine (Université Paris III) |
Mots clés
Résumé
L'objectif principal de cette étude est de comprendre la nature du système de parenté en rapport avec le reste de l'organisation sociale de la communauté d'Ura Ayllu, un village quechua (département de Puno, Pérou). Le projet d'étudier la parenté repose sur l'hypothèse que, comme pour d'autres populations, celle-ci était à la base du système social et des liens de solidarité les plus immédiats. Nous avons donc essayé d'étudier exhaustivement les relations de parenté dans leurs différents contextes: terminologies, généalogies, actes de mariage, étude des traditions et des cérémonies de mariage, parenté rituelle (ou fictive), etc. Nous interrogeant également sur la possibilité de découvrir des systèmes d'alliance, nous avons consulté et analysé tous les anciens actes de mariage (18ème et 19ème siècles) relatifs à la communauté. Nous nous sommes alors intéressés aux aspects démographiques (différentes statistiques faisant apparaître leurs évolutions entre 1996 et 2000), après avoir procédé à un recensement intégral des habitants d¹Ura Ayllu. Si nous n'avons pas découvert une théorie de parenté à proprement parler, ces données sont néanmoins révélatrices de la manière dont les habitants d'Ura Ayllu utilisent la parenté pour reproduire leurs moyens de production et, plus généralement, pour maintenir les principes andins de réciprocité : dans le but d'avoir accès aux différents écosystèmes et zones altitudinales de production, mais aussi pour faire face à certaines insuffisances - manque de terres cultivables et de force de travail - les familles nouent des liens entre elles grâce aux relations de réciprocité basées sur la parenté. Le modèle appelé ''verticalité écologique'' est donc aussi bien un modèle d'organisation sociale que de manipulation des terres disponibles.