De la stabilité des procédures et constitutions en théorie du choix social

par Nicolas Houy

Thèse de doctorat en Économie

Sous la direction de Hubert Kempf.

Soutenue en 2005

à Paris 1 .


  • Résumé

    Cette thèse aborde une question logiquement fondamentale, bien que peu traitée par les théories du choix collectif. Ces théories considèrent en général les catégories suivantes : les préférences individuelles, qui portent sur les choix possibles (objets de préférences), et les fonctions de choix collectif, qui définissent les choix à partir des préférences individuelles. Mais, en réalité, les principes, règles et méthodes de choix collectif sont invoqués et appliqués à des niveaux différents: les objets de choix sont rarement des descriptions complètes de l'état du monde comprenant tous les détails possibles, il s'agit souvent de décisions intermédiaires qui décrivent en fait les modalités de décisions futures. La théorie standard écrase donc différents niveaux. Elle se permet ce raccourci en référence au principe conséquentialiste en vertu duquel un individu compare les règles de choix en comparant simplement les choix induits par ces règles: il est donc inutile d'introduire des préférences de niveau 2 (portant sur les règles elles-mêmes), et on n'a pas à parler de choix sur les règles de choix. Or le principe conséquentialiste appliqué à la question du choix collectif est tout à fait contestable. Il existe de toute évidence une valorisation des procédures de choix en elles-mêmes, et l'attachement de nombreux citoyens aux principes démocratiques, comme leur rejet de l'idée même de dictature, est flagrant. Il est donc pertinent de se demander ce que devient la théorie du choix collectif si on abandonne ce raccourci conséquentialiste. C'est ce qui est fait dans cette thèse, on adoptant le point de vue complètement opposé, qui renonce à imposer quelque connexion que ce soit entre les préférences de niveau 2 (voire de niveau supérieur) et les préférences de niveau initial. Les méthodes de choix sont elles-mêmes des objets de choix. On doit donc traiter un problème préliminaire de circularité des notions: en quel sens peut-on dire qu'une méthode de choix se choisit ou non elle-même? Une fonction ne peut pas appartenir à son ensemble d'arrivée, et on est conduit à définir une correspondance de choix social généralisée (ou constitution) comme une suite de correspondances de choix de niveaux successifs. Cette difficulté étant résolue, la thèse aborde un autre problème, non pas logique mais qu'on décrit comme " positif ". Une méthode de choix peut ne pas se choisir elle-même : supposons, par exemple que l'individu 1 préfère la dictature de l'individu 2 et que l'individu 2 préfère la dictature de l'individu 1. Les deux constitutions (dictature de 1 et dictature de 2) sont dans ce cas instables. La majeure partie de la thèse est consacrée à des variations sur ce thème de la stabilité des procédures de choix, qui correspond aussi au titre de la thèse, et au contenu des trois premiers chapitres. . .

  • Titre traduit

    On the stability of processes and constitutions in social choice theory


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Informations

  • Détails : 1 vol. (195 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 188-191

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Panthéon-Sorbonne. Bibliothèque Pierre Mendès France.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : E 05 : 11
  • Bibliothèque : Centre d'économie de la Sorbonne (Paris). Centre de documentation.
  • Non disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : Bibliothèque Cujas de droit et de sciences économiques (Paris).
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : R/P2005-161
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