Etude de la structure génétique d’une population de Plum pox virus au sein d’un hôte pérenne et de son évolution

par Chiraz Jridi

Thèse de doctorat en Biologie des organismes

Sous la direction de Stéphane Blanc.

  • Titre traduit

    Genetic structure and evolution of a Plum pox virus population within perennial host


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    La structure génétique d’une population virale au sein d’un hôte constitue un maillon essentiel pour la compréhension de l’évolution des virus et de leur épidémiologie, cependant cet aspect reste pourtant très peu étudié. Dans le cas des phytovirus, les plantes pérennes constituent un modèle de premier choix pour une étude intra-hôte détaillée. Le travail de thèse se positionne sur cette question et propose d’étudier la structure génétique des populations de Plum pox virus (PPV) --organisme de quarantaine responsable de la maladie de la Sharka chez les arbres fruitiers à noyau du genre Prunus-- au sein d’un hôte pérenne, et d’évaluer les effets de l’alternance des saisons et de la transmission par puceron sur leur évolution. Nous avons réalisé un échantillonnage exhaustif d’un pêcher chroniquement infecté par le PPV depuis 13 ans, suite à un événement d’inoculation unique. Notre échantillonnage a pris en compte l’architecture de l’arbre. L’analyse des échantillons démontre pour la première fois qu’à l’intérieur d’un arbre, il existe des populations virales totalement isolées qui évoluent indépendamment et qui sont en expansion contiguë dans des charpentières différentes. Nous avons aussi mis en évidence un phénomène de "clonage" biologique des variants de PPV à l’intérieur des feuilles. Ainsi, la somme des variants contenus individuellement dans l’ensemble des feuilles, représentent une sorte de collection de l’immense variabilité des génomes viraux que peut contenir la partie aérienne de l’arbre. Un suivi de la variabilité des populations de PPV, au sein de plantes ligneuses inoculées par une source virale homogène, au cours d’une succession de cycles saisonniers accélérés au laboratoire, a confirmé le mécanisme biologique permettant l’évolution de PPV dans son hôte par expansion contiguë : le PPV est transmis depuis les tissus néoformées d’une saison (jeunes branches) à ceux qui les prolongent l’année suivante (nouvelles branches et feuilles associées). Enfin, le suivi de nombreuses lignées de PPV au fil d’une série de cycles de transmission, de plantes à plantes par pucerons vecteurs, suggère la présence d’une dérive génétique plus importante que celle détectée dans les cycles de simulation de saisons.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. ( 152 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. 208 réf.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Montpellier SupAgro.
  • Disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.