L’ Archê chez Platon

par Daniel Robert Barbero

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Jean-François Mattéi.

Soutenue en 2005

à Nice .

  • Titre traduit

    Plato’s archê


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Ce travail tente de présenter l’Archê comme un pli suréminent qui détermine le double champ sémantique de l’originaire et de l’autorité. Platon conforme le mot à l’usage courant, mais en ce qui concerne la chose, il nous a semblé que la pensée platonicienne tente d’en organiser la souveraine supériorité, l’extériorité, et la transitivité, selon le rapport de la mimêsis. A quelque échelon que ce soit de l’intelligible ou du sensible, le rapport mimétique possède la propriété de maintenir le modèle dans le retrait. Le modèle absolu (objet au livre VI de la République de la promesse du mégiston mathêma est le « souverain Bien ». En lui-même, le Bien se maintient dans un statut transcendant en se retirant au delà des essences ; et au niveau de sa traduction dans le logos, , le Bien se trouve maintenu dans la distance par la suspension du mode discursif dialectique, remplacé par l’analogie. Par nature, le Bien , conçu ou projeté comme Archê, est désimpliqué des chaînes causales qui se développent dans le devenir ; et de ce fait son pouvoir ne peut être que non coercitif. Le Bien, de même que l’ensemble de l’intelligible, se retire au sein de l’Aion, dont le temps n’est qu’« image mobile ». Si belle qu’elle apparaisse à l’âme étonnée du philosophe, la procession cosmique n’est qu’une dérivation analogique d’un modèle dont la beauté pure et simple a suscité dans la conscience du Démiurge l’émotion admirative et le désir imitatif. Le philosophe est donc l’homme qui, grâce au Noûs, mis en phase par l’ascèse sur l’Intellect démiurgique, ressaisit énergétiquement la beauté originaire et initiale de l’Archê dans la beauté dérivée des images dissipées dans l’inertie de la chôra. Cette ressaisie est appelée périagogê au livre VII de la République. Par définition inconsistante, l’image n’est cependant pas totalement illusion, non-être, car elle véhicule un résidu déclassé de l’être qui, traité comme support iconique, peut être converti en son modèle. Le philosophe, maître de lui-même par l’archontat du Noûs, est l’agent de cette libérale conversion vers l’Archê, alors que le philodoxe, esclave de son avidité épithumique, se laisse gagner par l’inertie de la chôra, et ne saisit les images que dans le sens processif qui dresse, entre sa conscience et l’être, un écran sur lequel ne manqueront pas de miroiter les simulacres rentabilisés par le sophiste. Le devoir du philosophe est donc de sauver les phénomènes en les rapportant à la souveraineté du modèle, et de sauver la cité en appliquant le modèle du Bien dans l’exercice éthique de l’arétê, et en se tenant prêt à assurer une souveraineté politique dont l’indexation sur l’Archê constitue une garantie suffisante contre toute dérive tyrannique.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (516 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.501-505. Résumé en français et en anglais

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Nice Sophia Antipolis. Service commun de la documentation. Section Lettres, arts et sciences humaines.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 2005 NICE 2026
  • Bibliothèque : Université Nice Sophia Antipolis. Service commun de la documentation. Section Lettres, arts et sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2005 NICE 2026 Bis
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