Approvisionnement en larves de poissons du lagon de Wallis (Pacifique Sud)

par Matthieu Juncker

Thèse de doctorat en Écologie marine

Sous la direction de Claude Chauvet et de Laurent Wantiez.

Soutenue en 2005

à Nouvelle Calédonie .


  • Résumé

    L’étude de l’approvisionnement du lagon de Wallis en larves de poisson a été effectuée entre juin 2002 et juin 2003 à l’aide de filets stationnaires. Au total, 158 espèces appartenant à 42 familles/taxons ont été identifiées au cours de 299 pêches. L’ensemble des 110959 larves capturées était composé principalement de Pomacentridae (34,8%), de leptocéphales (27,7%) et de Ptereleotridae (23,7%). Le suivi temporel, mené au nord de Wallis, a permis de montrer qu’à l’échelle des quartiers de lune et des mois lunaires, la richesse et la composition spécifique étaient peu variables. En revanche, d’importantes variations de l’abondance ont été décelées sur ces échelles de temps. A l’échelle de l’année, aucune tendance n’a pu être extraite des séries temporelles. La plupart des espèces abondantes ont suivi un schéma annuel de colonisation. Ces résultats suggèrent l’absence d’une forte saisonnalité de la colonisation du lagon nord de Wallis probablement liée à l’absence de saisonnalité de la reproduction. Le suivi spatial, mené au nord, à l’est et au sud de Wallis a montré, pour la majorité des espèces étudiées (75%), l’existence de corrélations positives entre les abondances des sites les plus rap- prochés (est et sud, distants de 8 km ou nord et est, distants de 1 5 km). Ce résultat suggère que les événements de colonisation s’opèrent à une échelle spatiale de l’ordre de 8-15 km plutôt qu’à l’échelle de 20 km. Les variations spatiales de la colonisation ont été persistantes à plusieurs échelles temporelles (quartier de lune, mois lunaire et année). Les trois sites ont été colonisés par des assemblages de larves distincts. La sélection active d’un habitat par les larves de poissons, ou l’influence des facteurs hydrodynamiques, pourraient expliquer cette structuration. Le processus de colonisation larvaire n’est pas indépendant des conditions environnementales. Globalement, les liens entre l’approvisionnement larvaire et les variables environnementales (la couverture nuageuse, les précipitations, la vitesse et la direction du vent, la hauteur et la direction moyenne des vagues) ont été significatifs mais faibles. Ces liens apparaissent plus fort lorsque les variations d’abondances sont étudiées par espèce. Il est probable qu’au moment de coloniser, les larves réagissent spécifiquement avec leur environnement selon leurs caractéristiques phénotypiques et ontogéniques


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Informations

  • Détails : 1 vol. (286-XXXVIII p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 245-267

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de la Nouvelle Calédonie (Nouméa). Bibliothèque universitaire.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH UNC 2005 JUN
  • Bibliothèque : Muséum national d'histoire naturelle. Bibliothèque d'ichtyologie.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : ZW JUNCKER (2005)
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