Approche de la complexité du syndrome métabolique et de ses indicateurs de risuqe par la mise en œuvre de méthodes numériques et symboliques de fouille de données

par Sandy Maumus

Thèse de doctorat en Biologie, santé, environnement. Epídémiologie et santé publique

Sous la direction de Sophie Visvikis-Siest.


  • Résumé

    Le syndrome métabolique (SM) est un concept complexe caractérisé par un ensemble de facteurs de risque cardiovasculaire dont l'origine est la résultante d'interactions mettant en jeu des facteurs génétiques et environnementaux. Le travail présenté dans cette thèse a porté sur l'étude du SM dans une population de familles supposées saines: la cohorte STANISLAS. Pour appréhender la complexité du SM nous avons utilisé les méthodes statistiques et la fouille de donne��es, soit séparément, soit en combinaison. Nous avons mis au point une méthodologie pour la fouille de cohortes qui, à partir de l'extraction de motifs fréquents et de règles d'associations, permet à l'expert du domaine de générer de nouvelles hypothèses de recherche à valider par des tests statistiques ou par de nouvelles expériences en biologie. Par ailleurs, étant donné que les connaissances intéressantes pour l'expert concernent le SM, un état qui reste peu fréquent ( ou exceptionnel) chez les individus apparemment sains de la cohorte STANISLAS, nous avons posé les prémisses d'un nouvel algorithme qui recherche les motifs rares. Ainsi, les principaux résultats de cette thèse ont été obtenus par la mise en oeuvre d'études épidémiologiques et/ou de méthodes de fouille de données, en considérant l' entité SM dans son ensemble ou en prenant ses facteurs associés(insulino-résistance, dyslipidémie, inflammation) séparément. Après avoir mené une analyse descriptive du SM dans la cohorte STANISLAS, nous avons réalisé une étude longitudinale tenant compte de deux visites. Nos résultats font état d'un pourcentage non négligeable d'individus présentant un SM de la cohorte STANISLAS. La prévalence du SM (définition NCEP-ATPIII) est de 5,9% et 2,1% à l'inclusion et atteint 7,2% et 5,4% cinq ans plus tard, chez les hommes et chez les femmes respectivement. Par ailleurs, chez un enfant, la présence d'un SM chez un des parents semble être prédictive de valeurs plus importantes pour les concentrations en TNF-a et moins importantes pour les concentrations en HDL-C, deux indicateurs majeurs du risque cardiovasculaire. Partant du constat que les définitions disponibles du SM ne sont pas adaptées à l'étude de la cohorte STANISLAS, nous avons cherché les paramètres qui séparent le mieux les individus selon leur statut SM, pour les définitions EGIR, NCEP-ATPIII et OMS grâce à une série d'analyses discriminantes. De plus, une analyse factorielle a permis de donner une vue globale des facteurs associés au SM. La suite des expérimentations a considéré l'étude séparée des processus d'insulinorésistance (IR), de dyslipidémie et d'inflammation. L'IR a été abordée à travers l'étude de la concentration en insuline à jeun. Nous avons déterminé les facteurs biologiques et génétiques influençant la concentration en insuline chez les individus de la cohorte STANISLAS et établi des valeurs de référence de l'insulinémie dans cette population. Nos résultats suggèrent un rôle important pour le polymorphisme -455G/A du gène du fibrinogène dans l'insulinémie chez les hommes et les femmes, soit directement soit par l'intermédiaire d'interactions avec l'environnement. Les résultats concernant le processus de dyslipidémie ont été obtenus grâce à des hypothèses générées à l'aide de la fouille de données et validées par les statistiques. Des interactions impliquant des polymorphismes génétiques du métabolisme lipidique (APOE codons 112/158 et APOB Thr71Ile) et l' environnement ont été mises en évidence. Par ailleurs, nous avons trouvé une association entre le polymorphisme APOB Thr71Ile et le risque de développer un SM. Enfin, nous avons considéré l'état pro-inflammatoire existant dans le SM par l'étude du TNF-a et de l'IL-6. Nous avons recherché les facteurs de variation biologiques de ces deux cytokines, établi leur ressemblance familiale et analysé les associations potentielles entre les polymorphismes génétiques de ces deux cytokines et les concentrations de leurs protéines correspondantes. En conclusion, nous avons montré que même les individus d'une population apparemment saine peuvent être atteints d'un SM. Nous avons essayé d'apporter des premiers éléments de réponse concernant la complexité du SM et de ses facteurs associés grâce à l'utilisation combinée de méthodes de fouille de données et de statistiques. La méthodologie proposée pour la fouille de cohortes et pour la découverte de motifs rares se veut ouverte et applicable à d'autres cadres d'étude, que ce soit en biologie ou dans d'autres domaines.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (pagination multiple)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.243-267

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Lorraine (Nancy, Meurthe-et-Moselle). Direction de la Documentation et de l'Edition - BU Santé - Pharmacie-Odontologie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T/D/PH/N/2005/6
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