L'écriture mythologique dans les sonnets amoureux élisabéthains

par Gaëlle Ginestet

Thèse de doctorat en Études anglo-américaines

Sous la direction de Yves Peyré et de Charles Whitworth.

Soutenue en 2005

à Montpellier 3 .


  • Résumé

    Les recueils de sonnets amoureux élisabéthains, peu étudiés en France, forment pourtant un corpus large et riche. Les références et allusions mythologiques, majoritairement tirées des œuvres d'Ovide, y sont légion. Cette thèse s'attache à analyser la manière dont la mythologie classique s'intègre dans les recueils. En premier lieu, cette dernière s'y inscrit par référence ou par allusion. En raison de la brièveté de la forme du sonnet, le mythe ne peut y apparaître dans son ensemble. Les poètes élisabéthains doivent donc sélectionner des thèmes ou des motifs conformes à la rhétorique amoureuse. Cette sélection impose un certain nombre de modulations sur la trame originelle des mythes : effacement, modification, adjonction, fusion. En deuxième lieu, la mythologie s'inscrit dans la structure du recueil, dont elle informe les thématiques et les relations entre les personnages. Premièrement, les amours mythologiques représentent l'impossible idéal amoureux. Deuxièmement, cet idéal étant difficile à atteindre, l'état amoureux engendre des oppositions et des renversements incessants, notamment entre plaisir et douleur, qui peuvent toutefois conduire à l'harmonie, symbolisée par l'union de Mars et Vénus. Troisièmement, les oppositions nous mènent à considérer l'amour sur le mode de la transivité : les métamorphoses du Poète et de la Dame. Enfin, l'amour engendre l'art. La beauté idéale de l'être aimé et les états d'âme de son Amant sont transmués en œuvre poétique, qui immortalise leurs deux noms.

  • Titre traduit

    Mythological wrting in Elisabethan love sonnets


  • Résumé

    The Elizabethan sonnet sequences, which are little studied in France, nevertheless form a vast and rich corpus. The numerous mythological references and allusions are mostly drawn from Ovid's works. This dissertation seeks to analyse the manner in which classical mythology is integrated in the sequences. In the first place, mythology is inscribed in them by reference or allusion. Owing to the shortness of the sonnet form, the myth cannot appear integrally in a poem. Hence, Elizabethan poets must select the themes or motifs they deem to be in keeping with the rhetoric of love. This selection prescribes a certain number of modulations on the original narrative : obliteration, alteration, adjunction, fusion. In the second place, mythology inscribes itself in the structure of the sequence, and fashions the thematics and the relations between the characters. Firstly, mythological loves represent the impossible love ideal. Secondly, as this ideal is difficult to attain, being in love initiates endless oppositions and reversals, which can however lead to a harmony symbolised by the union of Mars and Venus. Thirdly, oppositions conduct us to consider love on the transitory mode : the Poet's and the Lady's metamorphoses. Finally, love breeds art. The ideal beauty of the loved one and the Lover's moods are transmuted into a poetic work, immortalising both their names.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (685 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliographie p. [615]-649, notices biographiques p. 569-614. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire. Section Lettres.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TL 2005.MON-55
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