Le dessin d'enfant, un malentendu graphique ? : Logique de la représentation et processus de subjectivation
| Auteur / Autrice : | Marie-Laure Roman |
| Direction : | Claude-Guy Bruère-Dawson |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychologie clinique |
| Date : | Soutenance en 2005 |
| Etablissement(s) : | Montpellier 3 |
Résumé
Dans une psychothérapie, le dessin figure la mise en scène d'une représentation inconsciente mobilisée par le trait unaire. L'enfant, par tâtonnements successifs, l'utilise pour construire puis déconstruire, les représentations qui l'habitent et qui se dialectisent dans la demande supposée de l'Autre. Par l'effet de sens qu'il suscite et les paroles qui le questionnent, le dessin s'inscrit comme support d'une subversion subjectivante. Lorsque l'environnement s'avère défaillant, le processus de subjectivation en est altéré. L'enfant est alors dans l'impossibilité de symboliser les images qui l'habitent comme support du désir de l'Autre. Le risque en est l'impossible dialectisation entre moi-idéal et idéal du moi. Engagé dans les processus transférentiels, l'enfant représente ce qui fait stase pour lui, ce qu'il ne peut intégrer à la pensée, donc au langage. Par là même, la cure sera le lieu de la relance du processus de subjectivation. Du symptôme au sinthome, l'enfant accède ainsi au premier jugement d'existence, il s'auteurise