Tendances et particularismes des collections provinciales au XVIIIe siècle : l'exemple du nîmois Jean-François Séguier

par Samuel Cordier

Thèse de doctorat en Muséologie des sciences

Sous la direction de Michel Van-Praët.

Le jury était composé de Jean-Marc Drouin, Simone Mazauric.

Les rapporteurs étaient Annie-France Laurens, Dominique Poulot.


  • Résumé

    Comment collectionne-t-on dans la province française au XVIIIe siècle ? L’étude de la biographie et de l’œuvre du nîmois Jean-François Séguier (1703-1784), permet de mesurer l’apport d’un collectionneur provincial dans la France des Lumières et le monde scientifique européen. Dans une période où les collections passent progressivement de la curiosité à la rationalité, les échanges entre Paris et les réseaux scientifiques de province contribuent à un enrichissement réciproque. Connu pour ses travaux d’antiquaire, Séguier est également un naturaliste dont l’œuvre traduit de manière précise les changements de goût, d’intérêt ou l’évolution du regard porté sur la nature au XVIIIe siècle. Le rapport entre les collections et l’état des connaissances, abordé à travers les pratiques naturalistes, montre que les échanges sont intenses et les transferts d’informations entre les botanistes européens rapides et constants. En contact avec Linné, avec les botanistes du Jardin du Roi à Paris, et ceux de Montpellier, Séguier est un chercheur de son temps. Les témoignages de visiteurs, contemporains de Séguier, permettent de reconstituer l’aménagement des différentes pièces d’une maison-musée qui se démarque nettement des cabinets de curiosité et où s’invente le cosmopolitisme des Lumières. En ouvrant sa porte, en proposant une image originale de son savoir, Séguier attire de nombreux visiteurs et crée des formes inédites de sociabilité. Notre étude permet de souligner les effets puissants de ces mobilités.


  • Résumé

    How do people build collections in the French province during the 18th century ? The study of Jean-François Séguier’s (1703-1784) biography and masterpiece, allows us to measure the contribution of a provincial collector in the age of Enlightenment to France and to the scientific European world. At a time when collections are less and less an object of curiosity and become increasingly rationally organised, exchanges between Paris and the scientific networks contribute to mutual enrichment. Known as for his works upon antiquities, Séguier is also a naturalist whose masterpiece accurately reflects the changing envision of nature during the 18th century. The link between collections and the state-of-the-art reflects the intensity of exchanges and constant information transfers between European botanists. In touch with Linnaeus, with the botanists of the “ King’s Garden ” in Paris, and with those in Montpellier, Séguier is a modern researcher of the 18th century. Testimonies from contemporary visitors enable us to reconstruct the setting up of the different rooms of an historical House, which clearly contrasts with the Cabinets of curiosities and where the cosmopolitism of the Enlightenment took its roots. By opening his door and proposing an unique image of his knowledge, Séguier attracts numerous visitors and invents new modes of socializing. Our study underlines the strong impact of those exchanges

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  • Détails : 1 vol. (433 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 376-392

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  • Cote : TH 2005 -- 59

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