La face supérieure et moyenne des Hominidés fossiles depuis le Pléistocène inférieur récent

par Amélie Vialet

Thèse de doctorat en Paléontologie humaine


  • Résumé

    La recherche se concentre sur la cavité orbitaire et le complexe zygomatico-maxillaire de la face des hominidés fossiles documentant le dernier million d'années d'évolution humaine. Dans le but de conserver l'intégralité des données de cet ensemble osseux, nous avons utilisé de manière complémentaire la morphométrie traditionnelle et la morphométrie géométrique tridimensionnelle. Nos résultats mettent en évidence deux types de face en fonction de la position et du développement relatifs des os maxillaire et zygomatique. Une partie des spécimens européens dont les plus anciens, découverts à Atapuerca Gran Dolina, présente un complexe zygomatico-maxillaire en extension qu'ils partagent avec les Néandertaliens tandis que d'autres fossiles d'Europe, d'Asie et d'Afrique montrent une contraction faciale de type homme actuel. Il faut donc envisager qu'il n'y ait pas en Europe uniquement des hominidés engagés dans le processus de la néandertalisation et que les fossiles des trois continents aient contribué à l'émergence de l'homme moderne.

  • Titre traduit

    The upper and middle parts of the hominids' face from the last million years


  • Résumé

    Our study focused on the upper and middle parts of the hominids' face. The majority of the fossil hominids from the last million years were analyzed. We used standard anthropological methods as well as 3-D morphometric geometry. The results show that the relative development of the maxillar and zygomatic bones, as well as their topographical relationships, split our sample into two different groups. An extension of the zygomaxillary complex appears in the first group (including the oldest European specimens from Atapuerca Gran Dolina and Neanderthals), whereas a noticeable trend towards modern anatomical features emerges within the second group (including fossils from Africa, Asia and Europe). We can conclude that there were no European hominids that uniquely evolved towards Neanderthals, and that in addition to Africa, Asian and Europeans hominids contributed towards the emergence of modern humans.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (289 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 213-236

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  • Cote : TH 2005 -- 16
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