Les déterminants du choix d'un régime de change dans les pays émergents

par Leila Haouaoui-Khouni

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Jean-Pierre Allegret et de Mohamed Sofiane Ayadi.

Soutenue en 2005

à Lyon 2 .


  • Résumé

    A la suite des crises des marchés émergents, les régimes de rattachement ont été incriminés. Il s'est dégagé un consensus selon lequel seules les solutions en coins constituent des régimes soutenables dans le nouvel environnement économique et financier caractérisé par la mobilité des capitaux. Cette thèse discute le bien-fondé de ce consensus. Une extension du modèle de Aizenman Hausmann (2001) permet de prendre en considération divers éléments du débat à savoir : la réactivité des prix aux variations du taux de change nominal, l'imperfection des marchés financiers et le fait que la dette soit libellée en monnaie étrangère. Le choix du régime de change optimal est formalisé dans une logique de détermination d'un indice d'intervention sur le marché. Il apparaît que le régime optimal est souvent une solution intermédiaire alors que les régimes extrêmes sont des cas particuliers. Des estimations Logit Multinomial sur un échantillon de 39 pays développés et en développement sur la période 1980-2001, confirment les principaux enseignements du modèle théorique. En particulier, par rapport à la flexibilité totale, la réactivité des prix augmente significativement la probabilité d'avoir un régime de change intermédiaire. La prédominance des chocs nominaux dans les pays développés indique bien que la flexibilité pure n'est pas une bonne solution. Le biais discrétionnaire agit positivement sur la probabilité d'occurrence d'un régime intermédiaire par rapport à la flexibilité totale. Enfin, un classement des régimes prédits par le modèle selon le critère de la dette domestique d'une part et de la profondeur des marchés financiers d'autre part, montre que plus le niveau de la dette augmente plus les pays optent pour plus de fixité et moins de flexibilité. Quant à la profondeur des marchés financiers, celle-ci est reliée négativement à la flexibilité du taux de change. Cependant, l'effet bilan dégagé au niveau du modèle théorique n'a pu être validé économétriquement

  • Titre traduit

    The determinants of exchange rate regime choice in emerging markets economies


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Following the crises of the emergent markets economies, the intermediate exchange rate regimes were accused. The conventional wisdom is that only two corner solutions are sustainable. This applies for economies that are open to international capital flows. This Ph-D thesis studies the relevance of this bipolar regimes hypothesis. An extension of Aizenman Hausmann (2001) model allows to take account several elements debate, such: the pass-through question, the imperfection of the financial markets and the fact that the external debt is denominated in foreign currency. The choice of the optimal exchange rate is formalized in a logic of determination of an index of intervention on the market. It appears that the optimal mode is often an intermediate solution whereas the bipolar regimes are particular cases. The Logit Multinomial model estimates on a sample of 39 emerging and developed countries over the period 1980-2001, confirm our approach. In particular, we found that compared to total flexibility, the pass-through increases significantly the probability of having an intermediate exchange rate regime, the prevalence of the nominal shocks in the developed countries indicates that pure flexibility is not a good solution, discretionary biases acts positively on the probability of occurrence of an intermediate regime compared to total flexibility. Finally, a classification of the predicted regimes by the model according to the criterion of the domestic debt on the one hand and the depth of the financial markets on the other hand, shows that the more the level of the debt increases, these countries choose more fixity and less flexibility. The depth of the financial markets is negatively related to the flexibility of the rate. However, the balance sheet effect obtained from the theoretical model could not be validated econometrically.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (316 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 294-310

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