Le débat sur les pratiques scéniques en Allemagne au début du XIXe siècle

par Francesca Reuter

Thèse de doctorat en Allemand

Sous la direction de Jean-Charles Margotton.

Soutenue en 2005

à Lyon 2 .


  • Résumé

    Suite à une discussion plus générale sur l'écriture dramatique et sur le jeu scénique en Allemagne au XVIIIe siècle, un débat nouveau sur les décors, les costumes, les effets spectaculaires apparaît au début du XIXe siècle et se localise principalement à Berlin, où deux directeurs de théâtre successifs, A. W. Iffland (1796-1814) et K. V. Brühl (1815-28) tentent de réformer les pratiques scéniques. Ce débat esthétique prend même vers 1816 la forme plus concrète d'une querelle théâtrale dans les journaux berlinois, indiquant une diffusion plus large du débat dans le public. Les participants sont les directeurs, plusieurs écrivains romantiques et d'autres intellectuels et artistes. L'enjeu pour les Allemands est d'acquérir un théâtre national de qualité. Les directeurs font alors le choix du réalisme, du respect de la vérité historique et soignent la dimension spectaculaire. Ils suscitent l'opposition des Romantiques qui réclament (inspirés par la scène élisabéthaine) une scénographie sobre, non historisante, laissant travailler l'imagination créatrice. Un consensus apparaît sur le rejet de l'esthétique baroque et contrastée proposée par les décorateurs d'origine italienne. Parmi les propositions théoriques et pratiques, certaines (unité du spectacle, respect de l'esprit de l'œuvre) évoquent déjà en partie le travail de "mise en scène" qui apparaîtra à la fin du XIXe siècle. Le débat lui-même a été important : il a institué la problématique d'une scénographie "pauvre" ou "riche", "intemporelle" ou "historique", une problématique qui a ensuite traversé l'histoire du théâtre jusqu'à aujourd'hui.


  • Résumé

    Following a more general discussion of dramatic writing and the scenic acting in Germany during the 18th century, a new debate of decor, costumes, and theatrical effects appeared at the beginning of the 19th century and was mainly localized in Berlin, where two successive theatre directors A. W. Iffland (1796-1814) and K. V. Brühl (1815-28) attempted to reform scenic practises. This esthetic debate, even in 1816, appeared as a more concrete form of theatrical dispute in Berlin newspapers, allowing a larger diffusion of debate in the public arena. They were several participants including romantic writers, directors, intellectuals, and artists. The main goal of the Germans, construct a national theater of quality. Therefore, the directors made the choice of realism, historical truth and visual effects. They provoqued the opposing Romantics who acclaimed (inspired by the elizabethan stage) a sober non-historical decor, allowing the imagination to take flight. A consensus appeared rejecting the contrasting baroque esthetic proposed by the Italian decorators. Amongst pratical and theoretical propositions, certain ones (unity of show, respect for the spirit of the work) had already evoked in part the "mise-en-scène" that appeared toward the end of the 19th century. The debate itself was an important one. It introduced the problem of poor or rich, non-temporal or historical scenery, a problem that has traversed the history of theater up to present day.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (357 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 335-345

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