Socialisation et performances mathématiques : l'enseignement des probabilités aux élèves techniciens supérieurs

par Bernard Courtebras

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Guy Vincent.

Soutenue en 2005

à Lyon 2 .


  • Résumé

    Cette thèse a pour objet d’élaborer de nouveaux outils conceptuels permettant de comprendre ce qui est au principe des performances d’élèves techniciens supérieurs confrontés à des exercices de probabilité. Après avoir décrit (analyse socio-historique) le processus de construction de la science du hasard, nous mettons en évidence l’existence de deux formes opposées de transmission du calcul des probabilités. D’une part, une entreprise d’assujettissement et de moralisation par la discipline qui se greffe sur la transmission des savoirs : elle est en œuvre aujourd’hui dans la plupart des classes. D’autre part, une forme instruction publique des éléments de la véritable science probabiliste dont l’objectif est de permettre une intelligibilité des principes scientifiques susceptible de favoriser l’élaboration de dispositions critiques et émancipatrices nécessaires à la formation de citoyens. Par ailleurs, la comparaison des formations probabilistes destinées aux techniciens supérieurs et aux ingénieurs permet de comprendre la manière dont procède le système scolaire pour apprendre aux uns et aux autres à tenir la place qui est leur est dévolue dans le cadre de la division du travail. La prise en compte de l’ensemble de ces éléments permet de mener l’étude compréhensive des formes de la rencontre entre élèves techniciens supérieurs et calcul des probabilités au regard des formes entrecroisées de leur socialisation et des formes d’historicité qu’ils évoquent. Notre approche s’efforce, par l’appréhension des formes de rapport au monde et aux autres, structurés ou informés par un langage, de comprendre leur engouement ou leur résistance, leur aisance ou leurs difficultés.


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  • Résumé

    The aim of this thesis consists in working out new conceptual tools allowing us to understand the fundamental achievements of higher technical students when having to carry out probability calculus. First, the process of the building of stochastic science will be described, then, the existence of two opposite ways of transmitting this science will be put forward. On one hand, this transmission of knowledge aims at bringing the students into subjection and keeping them with moral standards : this is what is actually done in most classes. On the other hand, the elements of the true probability science can be made understandable to every student ; indeed, its goal is to have the scientific principles understood by each of them, which is likely to develop the frame of mind necessary to their future citizenship. Furthermore, transmitting probability sciences is different whether it is for higher technical students or engineers : this helps to understand how the school system teaches the various students to hold their own positions in the world of work later on. The taking into account of all these elements may lead to the understanding study of the bounds between students and probability science in relation with crossed socialization and history. By considering the forms of connection with the world and the others, either structured or given form by a language, one can understand their eagerness or resistance, their great ease or their difficulties.

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Informations

  • Détails : 3 vol. (920 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 876-909, vol. 3. Index

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  • Bibliothèque : Université Lumière (Bron). Service commun de la documentation. Bibliothèque universitaire.
  • Disponible pour le PEB
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