Lesfigures du sacré dans le roman africain francophone de 1935 à 1998 : de l'oraliture à l'oralisation : approches herméneutique et sémiotique (littéraire)

par Patricia Sylvie Essonghe

Thèse de doctorat en Littérature francophone

Sous la direction de Claude Filteau.

Soutenue en 2005

à Limoges , en partenariat avec Université de Limoges. Faculté des lettres et sciences humaines (autre partenaire) .


  • Résumé

    Nous avons étudié le dépassement esthétique dans le roman francophone africain, car l'esthétique africaine moderne semble évoluer progressivement vers une croissance esthétique apte à renouveler le sens perdu. Ce qui a permis de caractériser l'écriture africaine comme étant structurellement liée à la reconquête périodique du sacré, parce que ce sacré est considéré comme l'élément essentiel dans la saisie du sens en littérature africaine. Cette saisie a été possible grâce à deux figures poétiques aptes à raviver le sens perdu : l'oraliture et l'oralisation. L'oraliture voulait rendre compte des procédés d'hybridation du genre oral et écrit, en laissant transparaître les codes de l'un et l'autre. Nous avons renouvelé l'axe de réflexion du roman africain, dans son influence à l'oralité, en la traitant à partir de la question de la régénération des sources d'influences. Aussi avons-nous créé un nouveau concept apte à systématiser les nouvelles pratiques propres aux écrivains africains, et particulièrement de la troisième génération (1975-1998). Nous parlons de l'oralisation. Cette pratique innovante de l'écriture marque l'apogée de l'esthétique africaine à travers son désir de sortir de l'unique influence de la littérature traditionnelle orale, pour s'ouvrir à une autorité plus importante qui est celle des discours oraux et/ou à dominante orale. Il s'agit donc de penser le fait littéraire africain à partir d'un motif structural capable de rendre compte du cheminement du phénomène littéraire africain de 1935 à nos jours (1998). En outre, si le sens est dit sacré il a alors besoin, au même titre que le sacré, d'un rituel pour se renouveler continûment. L'écriture serait donc un de ces rites contemporains qui aident l'écrivain à raviver le sens en déperdition. Ecrire, pour l'écrivant africain contemporain, serait donc répéter de façon différentielle le sacré et/ou le sens, en l'actualisant et en l'innovant sans cesse.


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 362 fol
  • Notes : Publication autorisée par le jury

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Limoges (Section Lettres et Sciences humaines). Service Commun de la documentation.
  • Non disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : Université de Limoges (Bibliothèques). Faculté des Lettres et des Sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.