Eglise-famille de Dieu, "communion ou société"? : reprise historique de la pensée des théologiens et du magistère africains (1962-1994)

par Augustin Ramazani Bishwende

Thèse de doctorat en Sciences religieuses

Sous la direction de Claude Langlois.

Soutenue en 2005

à Paris, EPHE , en partenariat avec École pratique des hautes études. Section des sciences religieuses (Paris) (autre partenaire) .


  • Résumé

    Sous l'influence de R. Bellarmin et des théologiens de l'école romaine, Vatican I, voulant légitimer l'autorité pontificale de l'évêque de Rome, nous a légué le concept ecclésiologique de l'Eglise comme une société visible, hiérarchique et juridique. Grâce à Mölher de l’école allemande de Tübingen et grâce aux partisans de la « théologie nouvelle » de l’école française (Y. Congar, H. De Lubac, J. Daniélou), Vatican II a réalisé un tournant herméneutique. L’Eglise s’est définie comme communion et peuple de Dieu dans l’histoire des hommes en marche vers Dieu. Dans la quête postconciliaire d’une synthèse possible entre Vatican I et Vatican II, en contexte africain, l’Eglise-famille de Dieu, concept-clé du synode africain, est-elle réellement une société ou une communion ? Dans une démarche historique et herméneutique, allant de Vatican II au synode africain de 1994, notre effort est de faire sortir l’ecclésiologie catholique contemporaine du prisme de l’obsession de la synthèse dialectique entre ‘communion/société ». L’enjeu de la recherche est de soutenir le dépassement dialectique du modèle sociétaire, sortir du binôme « communion/société » en vue d’édifier une Eglise vraiment relationnelle fondée sur le trinôme ecclésiologique du modèle communionnel. L’Eglise-famille de Dieu, symbole africain du sacré, n’est pas une société, elle est plutôt une « communion », une « famille », une « fraternité » eucharistique des baptisés rassemblés autour du Ressuscité sous l’action de l’Esprit Saint. Dans une communion eucharistique, le Christ y est présent dans sa plénitude comme nourriture spirituelle pour cette vie et pour la vie éternelle. Il se donne à nous et nous rassemble en un seul corps dans la relation de l’amour dans une perspective trinitaire. Si nous voulons modeler la vie communautaire ecclésiale à l’image de la communion trinitaire, le contexte actuel de la mondialisation exige une nouvelle configuration de croyances, de ce fait, faisant de l’Eglise-famille de Dieu, une utopie du changement capable de renouveler les Eglises et la société africaine.

  • Titre traduit

    The Chruch-God's Family, "Communion" or "Society" ? : Historical Return on Theologians' Thinking and African Magister (1962-1994)


  • Pas de résumé disponible.


  • Résumé

    Under the influence of R. Bellarmin and of the theologians of the Roman School, Vatican I which sought to legitimise the pontifical authority of the Bishop of Rome, has left us a legacy of the ecclesiological concept of the Church as a visible, hierarchical and juridical society. Thanks to Möller of the German school of Tübingen and because of the advocates of the “new theology” of the French school (Y. Congar, H. De Lubac, J. Daniélou), Vatican II realised a real hermeneutical turning point. The Church saw itself as a communion and people of God in the history of a people going to God. In the post-conciliar search for a possible synthesis between Vatican I and Vatican II and in the African context, is the Church-family of God, a key concept of the African Synod, really a society or a communion? In a historical and hermeneutical perspective, starting with Vatican II up to the African Synod of 1994, our aim is to take contemporary Catholic theology out of the prism of the obsession of the dialectical synthesis “communion/society”. What is at stake in this study is to encourage a dialectical going-beyond of the societal model and to go out of the binomial “communion/society” in view of creating a really relational Church built on the transcending trinomial ecclesiology of the communion model. The Church-family of God, an African Symbol of the sacred, is not a society but rather a “communion”, a “family”, and a Eucharistic “fraternity” of the baptised gathered around the Risen Christ under the action of the Holy Spirit. In a Eucharistic communion, Christ is there in his fullness as a spiritual food for this life and for eternal life.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (668 f)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f 622-663. Notes bibliogr.

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