Les Seconds analytiques au XIIIe siècle et la théorie de la connaissance de Jean Duns Scot

par Dominique Demange

Thèse de doctorat en Sciences religieuses

Sous la direction de Olivier Boulnois.

Soutenue en 2005

à Paris, EPHE , en partenariat avec École pratique des hautes études. Section des sciences religieuses (Paris) (autre partenaire) .


  • Résumé

    Cette thèse porte sur la théorie de la connaissance scientifique du philosophe et théologien franciscain Jean Duns Scot (1265-1308). Au Moyen-âge, la source principale pour la théorie de la connaissance scientifique est le traité d’Aristote intitulé Seconds analytiques. La première partie de la thèse est consacrée à l’étude de l’interprétation des Seconds analytiques au treizième siècle, chez Robert Grosseteste (1168-1253), Albert Le Grand (1200-1280), Thomas d’Aquin (1224-1274), Gilles de Rome (1245-1316), Simon de Faversham (1260-1306) et Jean Duns Scot. La deuxième partie de la thèse porte sur les fondements de la théorie de la connaissance de Jean Duns Scot. Elle a essentiellement pour but de déterminer ses théories d’expérience et de l’évidence. Le concept d’objet apparaît comme le centre de la théorie scotienne de la connaissance : toute connaissance, toute science est pré-contenue causalement (« virtuellement incluse ») dans un objet. La théorie de l’objet est étudiée dans ses aspects noétiques, ses conséquences épistémologiques, et on établit enfin son importance pour la théorie de la vérité propositionnelle. La troisième partie porte sur la doctrine de la science de Duns Scot. Sont successivement étudiés les rapports entre sciences logique et métaphysique, la théorie de la subalternation et de la division des sciences spéculatives réelles, et la question des rapports entre métaphysique et théologie. En annexe de la thèse on trouvera la première traduction en langue française du livre VI des Questions sur la métaphysique de Duns Scot, livre qui contient des développements importants sur la théorie de la science et de la vérité.

  • Titre traduit

    The Posterior analytics in the Thirteenth Century and John Duns Scotus's Theory of knowledge


  • Résumé

    In this thesis we consider the theory of scientific knowledge of the Franciscan philosopher John Duns Scotus (1265-1308). In the Middle-Ages, the most important source for the theory of scientific knowledge is the aristotelician treatise Posterior analytics. The first part of the thesis is devoted to the study of the interpretation of the Posterior analytics in the thirteenth century, by Robert Grosseteste (1168-1253), Albert The Great (1200-1280), Thomas Aquinas (1224-1274), Giles of Rome (1245-1316), Simon of Faversham (1260-1306) and John Duns Scotus. The second part of the thesis considers the foundations of Scotus theory of knowledge. The main purpose is to determine Scotus theories of experience and evidence. The concept of ‘object’ appears to be the center of Scotus theory of knowledge: all knowledge, all science is causally pre-contained (‘virtually included’) in an object. The theory of object is studied in its noetical aspects, its epistemological consequences, and its importance fir the theory of propositional truth is demonstrated. The third part of the thesis is devoted to Scotus doctrine of science: we consider the relations between logical and metaphysical sciences, the theory of subalternation, the division of the theoretical real sciences, and the question of the relations between metaphysics and theology. The first French translation of book VI of Scotus’s Questions in metaphysics, which includes important material on theory of science and truth, is given as an appendix of the thesis.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (433, 161 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 408-433. Notes bibliogr.

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