Nishida kitarô: une philosophie de l'unification

par Michel Dalissier

Thèse de doctorat en Philosophie japonaise


  • Résumé

    La philosophie de Nishida Kitarô propose une méditation originale sur la notion d'unification (tôitsusuru), qui permet d'une part de relire sous un éclairage nouveau et singulier une certaine histoire de la philosophie occidentale, de l'autre d'apporter une réponse neuve à la problématique des rapports de l'un et du multiple, consistant à critiquer l'idée d'une unification conçue comme un processus fini d'union, ramenant le divers à l'unité. Au sein de son premier ouvrage de 1911, la Recherche sur le bien, l'unification est présentée comme une dialectique cosmique infinie de l'unité et de la différence, dont la conscience humaine reproduit dans sa soif de synthèse une expression insigne aux niveaux psychologique et épistémique. Cette théorie s'approfondit dans un second ouvrage de 1917, Intuition et réflexion dans l'éveil à soi, à la faveur d'investigations de nature épistémologique, phénoménologique, et métaphysique ; l'unité sans cesse relancée à la recherche de son fondement, risque à chaque moment de sa course unificatrice une pétrification en unité dernière, et l'unification qui l'anime une transfiguration fallacieuse en processus d'union finie. Cette théorie ne trouve pourtant sa justification philosophique la plus essentielle que dans la " logique du lieu ", selon l'esquisse qu'en propose l'auteur en 1926 dans l'essai " le lieu ". Car une unification infinie ne peut survenir que dans le lieu d'un néant absolu qui, dans sa dynamique propre, relance toujours l'unité dans cette perpétuelle construction d'elle-même. Il appartiendra à la philosophie tardive de Nishida de tirer les conséquences de cette théorie quand à la praxis et la poiesis de l'homme dans le monde.

  • Titre traduit

    Nishida Kitaro (1870-1945) : a philosophy of unification


  • Résumé

    Nishida Kitaro's philosophy intends an original meditation about the notion of unification (tôitsusuru), which allows us from one part to read again, into a new and remarkable light, one history of occidental philosophy, and from the other to provide a new answer to the problem of the relations of the one and the many, which consists in criticising the idea of a unification conceived as a finite process of union, bringing back the diverse to unity. Inside his first piece of work in 1911, An Inquiry into the Good, the unification is introduced as an infinite cosmic first dialectic of unity and difference, of which the human consciousness reproduces, in its thirst for synthesis, a fundamental expression, at a psychological and epistemical level. This theory is deepened in a second work of 1917, Intuition and Reflexion in Self-Consciousness, through epistemological, phenomenological and metaphysical investigations; the unity, constinuously restarted and seeking for his foundation, incurs a risk at each moment of its unificational running, a petrification into a last unity, and the unification which animates it a fallacious transfiguration into a finite process of union. This theory through only finds its most essential philosophical justification in the “logic of place”, according to the exposition proposed by the author in 1926 into the essay “the place”. For an infinite unification can only occur in the place of an absolute nothingness, which, according to its own dynamic, always restarts the unity in this undated engineering of itself. It will belong to the late philosophy of Nishida to apply this theory as regards to the praxis and poiesis of man in the world.

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  • Annexes : Bibliogr. f. 1394-1413. Index

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