Distribution de l'acivité musculaire dans les mouvements pluriarticulaires : une approche du concept de configuration de référence productrice d'actions

par Jérôme Koral

Thèse de doctorat en Sciences et techniques des activités physiques et sportives

Sous la direction de Francis Lestienne.

Soutenue en 2005

à Caen .


  • Résumé

    Un très grand nombre d'études ayant pour objet le contrôle moteur se sont focalisées sur des mouvements volontaires relativement simples impliquant généralement une ou deux articulations. Tentant d'aborder dans ce travail doctoral le contrôle de la production de gestes ayant un haut niveau de complexité et sachant que ces mouvements présentant une multitude de degrés de liberté (ddl) ne peuvent se résumer à une simple sommation d'activités motrices élémentaires, nous nous sommes fondés sur une approche théorique de la production du mouvement qui considère comme caduque la séparation artificielle entre perception et action et qui est a à l'opposé de l'idée métaphorique de l'ordinateur mettant l'accent sur la notion de programmation. La théorie de la " configuration de référence : productrice d'actions " qui nous a guidés et dont l'exposé constitue la première partie de notre travail, nous a permis de nous affranchir du piège inhérent à l'étude de la motricité par la seule observation de l'activité musculaire qu'elle soit ou non associée à la cinématique et à la cinétique des mouvements. Cette théorie permet également de proposer quelles solutions le Système Nerveux peut proposer pour également s'affranchir du problème de la redondance des ddl. La recherche empirique qui est au cœur de notre travail se présente sous forme de trois expériences visant d'une part à définir les plans de coopération musculaire lors de mouvements pluriarticulaires complexes réversibles et d'autre part à vérifier, comme le prédit la théorie de la " configuration de référence : productrice d'actions ", l'existence d'un minimum global d'activité musculaire (minEMG) visible au voisinage de la phase de réversibilité de ces mouvements. Dans un premier temps, nous avons étudié deux mouvements issus du domaine des activités physiques et sportives (escalade et judo) effectués par des sujets très entraînés. Ces mouvements nous ont permis de confirmer dans certaines conditions la présence d'un minEMG. Dans un deuxième temps nous avons refait appel à des mouvements plus simples ne mobilisant que les membres supérieurs afin d'aborder l'étude d'un handicap moteur lourd chez les enfants infirmes moteurs cérébraux (IMC). Les résultats suggèrent que le minEMG pourrait être un outil de diagnostic fiable concernant les atteintes motrices rencontrées chez ces enfants.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (111-[10] f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. [112-121]

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