Langues régionales ou minoritaires et Constitution : France, Espagne et Italie
| Auteur / Autrice : | Véronique Bertile |
| Direction : | Ferdinand Mélin-Soucramanien |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Droit |
| Date : | Soutenance en 2005 |
| Etablissement(s) : | Bordeaux 4 |
| Jury : | Président / Présidente : Ferdinand Mélin-Soucramanien |
| Examinateurs / Examinatrices : Ferdinand Mélin-Soucramanien, Hugues Moutouh, Michel Verpeaux, Jean de Gaudusson, André Roux | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Hugues Moutouh, Michel Verpeaux |
Mots clés
Résumé
Confrontés à une réalité linguistique analogue, les Etats français, italien et espagnol n'ont pas apporté la même réponse à la question des langues régionales ou minoritaires. Cette divergence s'explique par une conception différente du principe d'indivisibilité de part et d'autre des Alpes et des Pyrénées. Alors que la France consacre l'unité linguistique comme vesteur de son unité nationale, l'Italie et l'Espagne ont, dans le cadre de leur unité, reconnu un pluralisme linguistique. La différence de solutions démontre également une différence d'approche. Si elle a longtemps été traitée sous le seul angle institutionnel, la question des langues régionales ou minoritaires se pose aujourd'hui en termes de droits fondamentaux. Il ne s'agit plus d'accorder un statut à ces langues mais de reconnaître à leurs locuteurs des droits linguistiques. L'émergence de cette approche substancielle invite la France à repenser la question des langues régionales ou minoritaires et ce, dans sa constitution.