De la conquête à la pacification : les mutations des sociétés indigènes et les débuts de la romanisation en Hispanie septentrionale et centrale, de la chute de Numance aux guerres asturo-cantabres (133-26 avant J.-C.)

par Nathalie Barrandon

Thèse de doctorat en Histoire ancienne

Sous la direction de Jean-Michel Roddaz.

Soutenue en 2005

à Bordeaux 3 .


  • Résumé

    En Hispanie septentrionale et centrale (le bassin de l'Èbre, la haute vallée du Duero et la côte méditerranéenne entre Emporion et Saguntum), l'archéologie et l'épigraphie nous apportent, depuis quelques décennies, de nombreux indices de mutations importantes dans les sociétés indigènes dès la fin des guerres celtibériques. Toutefois, Rome et ses gouverneurs n'ont pas eu, entre 133 et 82, de véritable programme d'intégration de la province. Au contraire, l'autonomie des cités indigènes, dans le cadre des traités signés pendant la conquête, et l'initiative des élites sont à l'origine de mutations culturelles qui confirment les mutations sociales opérées dans la première moitié du siècle. Les villes se parent des innovations architecturales italo-hellénistiques, sans pour autant faire de ces cités de petites Rome. La culture épigraphique s'enrichit des pratiques latines, sans pour autant bouleverser les langues et les coutumes. La période entre 133 et 82 n'a fait qu'initier la romanisation des sociétés indigènes, alors que l'étape décisive de leur promotion juridique se situe pendant les guerres civiles, auxquelles elles ont participé activement, notamment en se mêlant aux armées romaines et aux immigrants italiens devenus plus nombreux ; Rome octroie un statut privilégié à un nombre conséquent de cités indigènes et favorise la constitution de sociétés d'origine mixte qui permettent une accélération de la latinisation des indigènes et la romanisation de leur cadre de vie. Le processus fut lent, inégal et superficiel lorsque l'initiative était indigène, il devient rapide, organisé et intense lorsque Rome et ses imperatores prennent les choses en main.

  • Titre traduit

    From conquest to pacification : mutations of indigenous societies and beginnings of romanisation in northern and central Spain, from the fall of Numantia to asturo-cantabrian wars (133-26BC)


  • Résumé

    Over the past decades, archaeology and epigraphy in northern and central Spain (the Ebre river basin, the region where the river Duero begins and the Mediterranean coast between Emporion and Saguntum) has brought us a number of clues regarding important mutations within the indigenous societies that occurred after the end of the Celtiberian Wars. Between 133 and 82BC Rome and its governors did not have a real programme of integration for this province. On the contrary, it was the autonomy of the indigenous cities within the framework of the treaties signed during the conquest and the initiatives of the local elite, that formed the basis of mutations, principally in architecture and epigraphic culture; Towns fathered italo-hellenistic architectural innovations but not with the idea of creating ‘little Romes' and the epigraphic culture was enriched by the introduction of latin epigraphy, however this did not interfere with the local languages and customs. The period between 133 and 82BC only served for initiating the romanisation of the indigenous societies, whereas the crucial step towards civic integration took place during the civil wars. During this period the indigenous population actively participated by joining the Roman armies and contact with Romans increased with the expanded immigrant population. Rome granted an important number of native cities a privileged status and favoured the creation of mixed societies thus allowing the acceleration of latinisation and cultural romanisation. The process was slow, unequal and superficial when the initiative was local, but became faster, better organized and more intense when Rome and its imperatores took charge of it.

Autre version

Cette thèse a donné lieu à une publication en 2011 par Ausonius à Pessac, Bordeaux et par diff. de Boccard à Paris

De la pacification à l'intégration des Hispaniques (133-27 a.C.) : les mutations des sociétés indigènes d'Hispanie centrale et septentrionale sous domination romaine


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  • Détails : 2 vol. (602 p.,CI f. de pl.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliographie p. 521-598

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  • Bibliothèque : Université Bordeaux Montaigne. Service Commun de la Documentation. Bibliothèque Universitaire Lettres et Sciences humaines.
  • Non disponible pour le PEB
  • Bibliothèque : Université Bordeaux Montaigne. Service Commun de la Documentation. Bibliothèque Robert Etienne.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TH 2005 BARRANDON

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  • Cote : Mi 1090
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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2011 par Ausonius et par diff. de Boccard à Pessac, Bordeaux

Informations

  • Sous le titre : De la pacification à l'intégration des Hispaniques (133-27 a.C.) : les mutations des sociétés indigènes d'Hispanie centrale et septentrionale sous domination romaine
  • Dans la collection : Scripta Antiqua , 35 , 1962-1744
  • Détails : 1 vol. (468 p.)
  • ISBN : 978-2-35613-046-4
  • Annexes : Bibliogr. p. [389]-440. Notes bibliogr.. Index
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