Fonction des interneurones GABAergiques rapides dans le striatum : étude électrophysiologique invivo chez lz rat normal et hémiparkinsonien

par Nicolas Mallet

Thèse de doctorat en Sciences biologiques et médicales. Neurosciences et pharmacologie

Sous la direction de François Gonon.

Soutenue en 2005

à Bordeaux 2 .


  • Résumé

    Le striatum est la principale structure d'entrée des ganglions de la base. Il reçoit deux afférences majeures, l'une glutamatergique provenant du cortex et l'autre dopaminergique. Il est formé à 95 % de neurones de projection striatonigraux (SN) ou striatopallidaux (SP), les autres étant des interneurones cholinergiques ou GABAergiques. Dans le striatum latéral, les interneurones GAGAergiques les plus nombreux sont des interneurones rapides (IR) qui expriment la parvalbumine. Nous avons enregistré les IR dans le striatum du rat anesthésié à l'uréthane et les avons identifiés par la brièveté de leur potentiel d'action et leur aptitude à générer des bouffées. Nous avons montré que les IR inhibent les neurones de projection et restreignent la fenêtre temporelle de leur réponse à une stimulation corticale. La maladie de Parkinson est due à la dégénérescence des neurones dopaminergiques. Les modèles de cette maladie postulent que la lésion dopaminergique inhibe les neurones SN et active les SP. Nous avons enregistré et identifié ces neurones chez le rat rendu hemiparkinsonien par une injection de 6-hydroxydopamine. Chez les rats témoins, les neurones SP et SN présentent une sensibilité identique à la stimulation corticale. Chez les rats lésés, la sensibilité des neurones SN est diminuée alors que celle des SP est augmentée. Nous avons enregistré, et identifié par stimulation antidromique, des neurones corticostriés qui innervent préférentiellement les neurones SN. L'activité spontanée de ces neurones corticaux est diminuée de 51 % par la lésion. Ainsi le déséquilibre striatal a, en partie, une origine corticale. La lésion n'altère pas la sensibilité des IR à la stimulation corticale. Après lésion, l'inhibition des neurones SN par les IR est renforcée et celle des SP est atténuée. Ainsi, les IR ne sont pas à l'origine du déséquilibre striatal, mais ils l'accentuent. Nous avons donc mis en évidence deux mécanismes non dopaminergiques qui expliquent la pathologie striatale.


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Informations

  • Détails : 1 vol.(88 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 71-87

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  • Bibliothèque : Université de Bordeaux. Direction de la Documentation. Bibliothèque des Sciences du Vivant et de la Santé.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : CMTB 2005-1227
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