Propriétés antimicrobiennes in vitro d'extraits de deux plantes africaines : rôle de l'astilbine : potentialisation du pouvoir antibactérien par nanoencapsulation

par Brice Moulari

Thèse de doctorat en Sciences de la vie et de la santé

Sous la direction de Joëlle Millet.


  • Résumé

    L'émergence de plus en plus fréquente de souches fongiques et bactériennes résistantes aux antimicrobiens existants sur le marché, contribue de façon sensible à amplifier la gravité des infections fongiques et bactériennes (cutanées et profondes), d'où la nécessité de développer des nouvelles molécules à visée thérapeutique. Dans cette optique, les plantes, source principale des drogues utilisées en médecine traditionnelle, représentent une alternative intéressante. Cassytha filiformis L. (Lauraceae) et Harungana madagascariensis Lam. Ex Poir. (Hypericaceae) sont deux espèces de plantes largement utilisées en médecine traditionnelle africaine dans le traitement des mycoses, des dermatoses cutanées et de la lèpre. Dans ce travail, elles ont fait l'objet d'une étude pharmaceutique pluridisciplinaire. Nous avons réalisé des screening antimicrobiens in vitro des extraits de ces deux plantes sur des champignons pathogènes et des bactéries (saprophytes et pathogènes) de la flore cutanée de l'homme. Les CMI [concentrations minimales inhibitrices] des extraits actifs ont été déterminées. Les extraits des feuilles d'Harungana madagascariensis se sont montrés plus actifs avec des CMI très intéressantes sur les bactéries. Ainsi, une étude approfondie de l'extrait à l'acétate d'éthyle a été réalisée, permettant : d'évaluer l'activité bactériostatique et bactéricide de l'extrait à l'acétate d'éthyle des feuilles d'Harungana madagascariensis sur les bactéries de la microflore cutanée et de la flore buccale ; de déterminer par bioautographie directe le composé bioactif ; de procéder, par des méthodes chromatographiques et spectroscopiques, à la caractérisation du composé bioactif : l'astilbine (flavanone). Enfin, une potentialisation du pouvoir antibactérien, in vitro, des extraits éthanolique et à l'acétate d'éthyle des feuilles d'Harungana madagascariensis, a été obtenue par des nanosphères de PLGA (acide poly d,I-lactide-co-glycolide).

  • Titre traduit

    Ln vitro antimicrobial properties of the extracts of two african plants : astilbin effect : potentialization of the antibacterial activity by nanoencapsulation


  • Résumé

    The increasingly frequent emergence of fungal and bacterial strains resistant to classical antimicrobial agents, contributes to significantly amplify the gravity of the fungal and bacterial infections. Limitations of synthesized compounds in the treatment of chronic diseases require the development of new molecules. So, the plants represent an interesting and cheaper alternative. Ln the course of the study of medicinal plants from Africa, Cassytha filiformis L. (Lauraceae) and Harungana madagascariensis Lam. Ex Pair. (Hypericaceae), two plants largely used in African traditional medicine, were investigated. We carried out in vitro antimicrobials screening of the extracts of two plants against human pathogenic fungi and cutaneous bacteria. The different MIC [minimal inhibitive concentrations] were determined. The ethyl acetate extract of the leaves of Harungana madagascariensis was found to display interesting antibacterial properties against saprophytic cutaneous bacteria. Based on this screening, a detailed investigation of the ethyl acetate leaves extract was realised. Subsequently, the bacteriostatic and the bactericidal activities of this extract against cutaneous and oral bacteria were determined. Ln addition, this extract was fractionated and the fractions were tested against bacteria by bioautographic method. The bioactive compound was purified, isolated and identified by chromatographic and spectroscopic techniques, as a flavanone : astilbin. Finally, the in vitro potentialization of the antibacterial activity of the ethanolic and ethyl acetate leaf extracts of Harungana madagascariensis was obtained using PLGA-nanoparticles (PLGA = poly d,I-lactide-co-glycolide acid).

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Informations

  • Détails : 1 vol. (209 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 185-206 (241 réf.) et p. 208-209 (8 réf. de publications co-signées par B. Moulari)

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Bibliothèque universitaire Santé (Besançon).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : QK.99.MOU.2005
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