Les Pélasges et les Illyriens dans la Grèce antique

par Arsim Spahiu

Thèse de doctorat en Histoire ancienne

Sous la direction de François Favory et de Jean-Luc Lamboley.


  • Résumé

    Ce travail traite des problèmes concernant le rôle des Pélasges et des Illyriens dans la Grèce préhistorique et la Grèce protohistorique. Les sources antiques éclaircissent que les Eoliens, les Athéniens, les Ioniens du Péloponnèse, etc. Se nommaient pélasges. Les Illyriens, les Thraces, etc. , qui immigrèrent en Grèce, transforment la structure ethnique de la Grèce. Même à l'époque classique, les Hellènes constituent, sans aucun doute, un genos. Dans la Grèce antique, l'histoire se mêle à la légende, la réalité au rêve comme pour mieux capter le sens du monde épique, un monde dont les racines ne seraient pas uniques mais aussi pélasgiques, illyriennes, etc. La civilisation minoenne n'est pas grecque. Les Grecs ne refusent pas d'adorer les anciens dieux des Pélasges. Les dieux d'Egée et les dieux de Troie sont les même. Rome s'attribue la tradition ayant trait à Enée, une tradition illyrienne. Les Troyens sont Dardani ou Teucri. L'Epire, la Macédoine et Rome revendiquent une ascendance troyenne. Les Macédoniens et les Illyriens sont illyriens. L'auteur parle d'une interaction entre la tradition littéraire et les faites archéologiques. Les connexions entre la Grèce et le Nord, rares durant la période mycénienne, deviennent plus fréquentes après 1200 av. N. ère. La poterie des Champs d'urnes, découverte en Grèce et en Troade, témoigne de l'arrivée de peuples inconnus. La plus grande part des objets en bronze ne sont pas mycéniens car elles n'y apparaissent pas avant 1200 av. N. ère. Elles sont donc d'origine nordique. D'autres recherches doivent se poursuivre pour préciser le rôle des Pélasges et des Illyriens en Grèce.

  • Titre traduit

    ˜The œPelasgians and the Illyrians in Ancient Greece


  • Résumé

    This study deals with the problems about the role of Pelasgians and Illyrians in prehistoric and protohistoric Greece. The ancient sources make clear that the Aetolians, the Athenians, the Arcadians, the Ionians in the Peloponnesus, etc. Were called Pelasgians. The Illyrians, the Thracians, etc. , who started their incursions into Greece, transformed the ethnic structures of the Greek speaking territory. In classical times Hellenes are certainly a genos. In ancient Greece, story mixes with legend and dreams with reality so as to capture all the better the essence of this epic world, a world whose roots are not only Greek, but also Pelasgic, Illyrian, etc. The Minoan culture is not Greek. The Greeks do not refuse homage to the old gods of the country. The Aegean gods are identified with the gods of Troy. Rome appropriates the Aeneas tradition, an Illyrian tradition. The Troyans are Dardani or Teucri. Epirus, Macedonia and Rome claim a Troyan ancestry. The Macedonians and the Epirotes are Illyrians. The author may draw a balance about the interplay of literary tradition and archaeological findings. Sparse in the early Mycenaean period, connections between Greece and the North become much closer after 1200. The pottery of Urnfield type, found in Greece and Troy, explains an arrival of new populations. The “barbarian” wares found in Greece in the XIIth century, most of the bronzes, etc. Are non-Greek in ancestry. They are non-Mycenaean in the sense that they do not appear prior to 1200. They are of northern origin of inspiration. The interpretation of these arguments is open to new insights from unexpected quarters.

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Informations

  • Détails : 2 vol. (534 f.)
  • Notes : Publication non autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 503-534

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  • Bibliothèque : Bibliothèque universitaire. Section Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : .LET.BESA.2005.1036.1
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  • Cote : LET.BESA.2005.1036.2
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