Les opérations de relogement en habitat collectif à Casablanca : de la vision des aménageurs aux pratiques des habitants

par David Hauw

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Jean-François Troin.

Soutenue en 2004

à Tours , en partenariat avec Université François Rabelais. Département de géographie (Tours) (autre partenaire) .


  • Résumé

    Afin d'endiguer le développement de l'habitat insalubre qui concerne 11% des 3,5 millions d'habitants (en 2001) de Casablanca, des cités d'habitat collectif ont été édifiées dans la périphérie casablancaise depuis les années 1980. Destinées à accueillir des populations déplacées de quartiers insalubres ou sinistrés, ces cités font suite à une histoire de l'habitat social marocain privilégiant les interventions lourdes et visibles tout en figeant les bidonvilles en leur état. Malgré les revendications des mal-logés et les actions des pouvoirs publics, des aménageurs, les relogements en complexes résidentiels illustrent une absence de dialogue entre ces acteurs. A partir de l'exemple de six cités casablancaises et de l'analyse des pratiques habitantes et des représentations, cette recherche démontre que les familles relogées ne peuvent user que parcimonieusement de leur nouveau statut de "citadins légaux", révélant ainsi la défaillance du volet social des opérations de relogement.

  • Titre traduit

    Rehousing estates in Casablanca : from the town-planners' ideas to the inhabitants' practices


  • Résumé

    In order to dam up the expansion of unhealthy housing, which relates to 11% of the 3,5 million inhabitants (in 2001) of Casablanca, estates called "complexes résidentiels" are built in Casablanca's periphery since the 80's. Intended to accomodate populations of deprived districts or disaster victims, these estates follow upon a tradition of the Morrocan social housing history, privileging heavy and visible interventions while keeping the shantytowns in their deprived state. In spite of the claims of the badly-housed persons and the actions of the authorities and town-planners, rehousing in "complexes résidentiels" illustrate an absence of dialogue between these actors. Starting from the example of six suburban estates of Casablanca and by analyzing living practices and representations, this research tends to show that the rehoused families can use only parsimoniously of their new statute of "legal city dwellers", thus revealing the failure of the social aspect of the rehousing operations.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (431 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 412-423

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  • Cote : TG2578
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