Les Connecteurs "c'est-à-dire (que)" en français et "dèladè" en grec : analyse syntaxique et sémantico-pragmatique

par Hélène Vassiliadou

Thèse de doctorat en Sciences du langage

Sous la direction de Georges Kleiber et de Irini Tsamadou-Jacoberger.

Soutenue en 2004

à Strasbourg 2 .


  • Résumé

    La présente étude a pour objet d'observer la façon dont se construisent les emplois du connecteur c'est-à-dire (que) qui se trouve au cœur des opérations d'explication et de reformulation. C'est-à-dire s'intègre ainsi dans une thématique plus générale, celle de l'étude des activités épilinguistiques et de l'étude des marqueurs discursifs. Dans cette perspective, nous nous proposons de faire ressortir les caractéristiques stables du potentiel sémantico-pragmatique de c'est-à-dire (que) en étudiant les contrastes entre énoncés avec et sans marqueur et les contrastes entre énoncés avec des connecteurs intégrant la même classe sémantique que c'est-à-dire (cf. à savoir, autrement dit, en d'autres termes, etc. ,). La focalisation sur un marqueur soulève inévitablement la question de la méthodologie à suivre pour le décrire ainsi que du cadre théorique susceptible de rendre compte des difficultés que présente la détermination des possibilités d'emploi de c'est-à-dire. De ce fait, notre thèse propose une double rencontre. Rencontre d'abord entre la diachronie, la syntaxe et la sémantique qui s'interpellent naturellement, mais sont rarement réunies dans la pratique. Rencontre ensuite entre la méthode classique monolingue et l'analyse contrastive. Notre étude repose donc aussi sur la comparaison de connecteurs pouvant fonctionner comme correspondants dans deux langues distinctes, en l'occurrence le français et le grec. La comparaison des deux marqueurs (c'est-à-dire et d??ad? [diladi]) permettra de saisir les propriétés communes qui leur donnent la possibilité d'intervenir dans des contextes semblables, et de faire ressortir leurs emplois distincts. Une compréhension de plus en plus fine des connecteurs, pris individuellement, peut conduire à des propositions, à la fois sur leurs fonctions et sur leur classification, plus générales que celles dont nous disposons à l'heure actuelle.

  • Titre traduit

    The French and Greek connectives "c'est-à-dire (que)" vs "dèladè" : syntax, semantics, pragmatics


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Informations

  • Détails : 2 vol.(555 p., 428 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. vol. 1, p.[497]-547. Index

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