Contribution à l'étude du contrôle de la stéroi͏̈dogénèse surrénalienne par la neurotensine chez la grenouille et chez l'homme

par Flavie Sicard

Thèse de doctorat en Biologie cellulaire. Neurosciences

Sous la direction de Catherine Delarue.

Soutenue en 2004

à Rouen .


  • Résumé

    La neurotensine (NT) est un peptide de 13 acides aminés présent tant au niveau central que périphérique. La NT agit à la fois comme un neurotransmetteur, une neurohormone ou un facteur trophique. A ce jour, trois récepteurs de la NT ont été identifiés chez les mammifères et nommés NTR1, NTR2 et NTR3. Chez les vertébrés, la stéroi͏̈dogenèse surrénalienne est soumise à un contrôle multifactoriel qui met en jeu des facteurs humoraux, nerveux et paracrines. La présence de NT a été rapportée dans les cellules chromaffines et des fibres nerveuses de la glande surrénale chez diverses espèces de vertébrés, suggérant que la NT pourrait être un facteur neuroendocrinien de régulation de la stéroi͏̈dogenèse surrénalienne. Les objectifs de notre travail étaient donc i) de rechercher la présence de la NT dans la surrénale chez la grenouille verte Rana esculenta et l'homme, ii) de déterminer les effets potentiels de la NT sur la stéroi͏̈dogenèse surrénalienne et iii) de caractériser le récepteur impliqué dans les effets corticotropes du peptide. Nos résultats démontrent que la NT, localisée dans des fibres nerveuses parcourant la glande surrénale de la grenouille, stimule la sécrétion de corticostérone et d'aldostérone par l'intermédiaire de deux récepteurs qui s'apparentent aux NTR1 et NTR2 décrits chez les mammifères. Nous avons également démontré que la [DTyr11]NT stimule l'activité sécrétrice des cellules corticosurrénaliennes via l'activation d'un récepteur différent de ceux de la NT. Enfin, certains fragments issus de la NT comme la NT1-11 augmentent la production de corticostérone et d'aldostérone par le biais d'un quatrième type de récepteur. Chez l'homme, la NT1-11 inhibe la sécrétion basale de cortisol par des cellules corticosurrénaliennes via l'activation d'un récepteur capable de lier également la NT. Ces données suggèrent pour la première fois l'existence de deux sous-types de récepteurs de la NT, différents des NTR1 et NTR2 de mammifères, exprimés au niveau surrénalien


  • Résumé

    Neurotensin (NT) is a tridecapeptide which acts as a neurotransmitter and/or a neuromodulator in the central nervous system and displays a wide spectrum of biological effects. NT is also abundant in the periphery where it is thought to function as a neurohormone. In mammals, the effects of NT are mediated by three types of receptors i. E. NTR1, NTR2 and NTR3. In vertebrates, the secretory activity of adrenocortical cells is under multifactorial control. Beside the humoral regulation there is clear evidence that various factors released by nerve endings, chromaffin cells or endothelial cells can also participate in the regulation of the activity of adrenocortical cells. The presence of NT has been reported in chromaffin cells and nerve fibers located in the adrenal gland of various vertebrate species, suggesting that NT could act as a neuroendocrine factor involved in the regulation of steroidogenesis. The aim of the present study was therefore three-fold i) to examine the presence of NT in the frog (Rana esculenta) and human adrenal gland, ii) to determine the potential effects of NT on adrenal steroidogenesis in both species, and iii) to characterize the receptor(s) involved in the corticotropic effect of the peptide. Our results demonstrate that NT, located in nerve fibers innervating the adrenal gland of amphibians, may stimulate corticosteroid secretion through two receptors which exhibit similarities with mammalian NTR1 and NTR2. We have also shown that [DTyr11]NT increases corticosteroid secretion through interaction with a third type of receptor which is not activated by NT. Finally, the N-terminal NT fragments are able to stimulate corticosterone and aldosterone secretion though activation of a fourth type of receptor. In human, NT1-11 inhibits cortisol secretion via a receptor which also binds NT. These data suggest for the first time the occurrence of two additionnal NT receptor subtypes, besides mammalian NTR1 and NTR2, in the adrenal cortex.

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Informations

  • Détails : 249 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.209-249

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  • Bibliothèque : Université de Rouen. Service commun de la documentation. Section sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 04/ROUE/S020
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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 04/ROUE/S020
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