Les centrales sous le gouvernement de Vichy : Eysses, Rennes, 1940-1944

par Corinne Jaladieu

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Jacqueline Sainclivier.

Soutenue en 2004

à Rennes 2 .


  • Résumé

    Comment fonctionne la prison sous Vichy ? Comment s'articulent les circuits allemand et français d'enfermement ? L'approche monographique à travers deux centrales, établissements destinés aux longues peines, Eysses (Lot-et-Garonne) pour les hommes et Rennes (seule centrale de femmes sous Vichy), fournit une clef d'étude. " La prison parle " et révèle une population carcérale qui n'avait jamais été aussi nombreuse (55 000 fin 1943, contre 18 000 fin 1939), essentiellement de droit commun (avortement, vols), mais où les prisonniers politiques sont de plus en plus nombreux. Les résistants, souvent clandestins, deviennent alors visibles. C'est l'interdépendance entre la prison et l'extérieur, les nombreux liens sociaux qui s'y établissent, l'image de la prison que l'on étudie. A l'image d'une période noire du système pénitentiaire où triomphent l'arbitraire et la souffrance, se surimpose une autre image : rencontre humaniste entre détenus de tous milieux, marqués durablement par leur passage en prison, lieu d'instruction et de réflexion, puisant dans le creuset républicain et tournée vers le renouveau démocratique de la France libérée.

  • Titre traduit

    Long-term prisons under the Vichy government : Eysses, Rennes, 1940-1944


  • Résumé

    How does prison operate under Vichy ? How are the German and French circuits of imprisonment articulated ? A key to the study of these questions is provided by a monographic approach of the two long term prisons of Eysses (Lot-et-Garonne) for men, and Rennes (the only prison for women under Vichy). Prison is "articulate" revealing a population which had never been so numerous (55 000 at the end of 1943, against 18 000 at the end of 1939), most of the inmates being common right prisoners (abortion, thefts), but also an increasing number of political prisoners. The resistance fighters, who are often clandestine, thus become clearly visible. What is stressed here, is the image of prison, its interdependence with the outside world, all the social links which build up. To the image of a black period in the history the penitentiary system where arbitrariness and suffering triumph, a new image is added that of humanistic meetings between detainees of all backgrounds marked permanently by their time spent in prison, a place for education, thinking and the pursuit of the revival of democratic values in liberated France

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Informations

  • Détails : 5 vol. (937-[163] f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.891-937. Index

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  • Bibliothèque : Université Rennes 2 - BU centrale (Rennes).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TR RENNES 2004/44/1

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  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : 2004/REN2/0022
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