Intérêt de deux tests psychoparmacologiques pour l'évaluation des troubles émotionnels chez le rat après une ischémie cérébrale globale transitoire

par Guy Bernard Bantsiele

Thèse de doctorat en Biologie

Sous la direction de Hervé Allain.

Soutenue en 2004

à Rennes 1 .


  • Résumé

    Les patients victimes d'accident vasculaire cérébral (AVC) souffrent souvent des troubles dépressifs et/ou anxieux. Nous essayons de modéliser chez l'animal un modèle pour étudier l'effet antidépresseur des médicaments en relation avec ses troubles observés chez ces patients. Les objectifs de cette étude étaient d'analyser les modifications comportementales induites par l'ischémie cérébrale globale chez le rat, puis étudier les effets des différents antidépresseurs en utilisant des tests classiques de dépression et d'anxiété. L'ischémie est induite par la technique d’occlusion des 4 vaisseaux (4-VO) pendant 20 minutes. Les rats opérés servent de témoin. Le test de la nage forcée (FST) et du labyrinthe en croix surélevé sont utilisés respectivement comme modèle animal de dépression et d’anxiété. Les médicaments utilisés sont: le milnacipran (inhibiteur mixte de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, IRSN), l'imipramine (antidépresseur tricyclique, ATC), la fluvoxamine (inhibiteur spécifique de la recapture de la sérotonine, IRS), la désipramine (inhibiteur spécifique de la recapture de la noradrénaline, IRN), le diazépam (anxiolytique standard). Les rats ischémiés montrent une activité locomotrice supérieure à celle des témoins. Cette hyperactivité est rétrouvé dans le FST. Le milnacipran, l'imipramine et la désipramine ont montré leur efficacité sur la diminution de l'immobilité sur chacun des deux groupes traités, reflétant un effet antidépresseur; la fluvoxamine est inefficace dans le FST. Sur le labyrinthe en croix surélevé, toutes les molécules ont montré un effet anxiolytique. Ces résultats suggèrent que (i) il est possible d'analyser des médicaments psychotropes sur un modèle animal d'ischémie cérébrale. (ii) dans nos conditions expérimentales IRNS, IRN et ATC montrent leurs activités antidépressive et anxiolytique. (iii) la noradrénaline semble plus impliqué que la sérotonine dans les symptômes dépressifs observés chez les rats ischémiés.


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Informations

  • Détails : 205 p.d30 cm
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. : 445 réf.

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  • Bibliothèque : Université de Rennes I. Service commun de la documentation. Section sciences et philosophie.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TA RENNES 2004/48
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