Variabilité de la production de colostrum chez la truie. Origine et conséquences pour la survie du porcelet

par Nicolas Devillers

Thèse de doctorat en Biologie

Sous la direction de Armelle Prunier.

Soutenue en 2004

à Rennes 1 .


  • Résumé

    Le fort taux de mortalité observé en élevage porcin avant le sevrage est le plus souvent la conséquence d’une consommation insuffisante de colostrum par les porcelets. Les objectifs de ce travail de thèse sont (1) de mettre au point une méthode d'estimation de la consommation de colostrum par le porcelet, facilement applicable sur un grand nombre d'animaux, (2) de déterminer la variabilité de la consommation de colostrum par les porcelets et de la production de colostrum par les truies, (3) d'identifier les facteurs de variation de cette consommation et de cette production, et (4) d'étudier les conséquences de la variabilité de la consommation de colostrum sur la survie et le statut immunitaire des porcelets. La consommation moyenne de colostrum du porcelet entre la naissance et 24 heures après le début de la mise bas (T24) est de 214 ? 94 g/kg. Les principaux facteurs de variation de la consommation de colostrum chez le porcelet sont son poids de naissance, l'écart par rapport au poids moyen de naissance des porcelets de la portée, sa vitalité à la naissance et la taille de la portée. La production de la truie en 24 heures est en moyenne de 3. 5 kg. Elle est indépendante de la taille et du poids de la portée et représente donc une qualité propre à la truie. Cependant, nous n'avons pu montrer aucune corrélation entre les concentrations hormonales (prolactine, progestérone, oestradiol) mesurées dans le colostrum et la production de colostrum. Le statut immunitaire du porcelet à T24 dépend de la quantité et de la qualité immune du colostrum ingéré. La corrélation positive entre les concentrations plasmatiques d'immunoglobulines G (IgG) à T24 au sevrage milite pour l'acquisition d'une forte immunité passive du porcelet. Une consommation de colostrum inférieure à 200 g entre la naissance et T24 entraîne une diminution de la température rectale du porcelet, un état catabolique, un gain de poids faible ou négatif et une concentration plasmatique d'IgG inférieure à 20 mg/ml à T24. En conclusion, la consommation précoce et en quantité suffisante de colostrum est indispensable à la survie du porcelet. Elle dépend en partie de la production de colostrum par la truie. La sélection sur l'aptitude de la truie à produire beaucoup de colostrum est une piste intéressante pour réduire la mortalité néonatale chez le porc. Cependant, des études complémentaires sont nécessaires pour comprendre plus précisément l'influence des facteurs endocriniens et métaboliques sur cette production.


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Informations

  • Détails : 1 vol. (179 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. : 480 réf.

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  • Bibliothèque : Université de Rennes I. Service commun de la documentation. Section sciences et philosophie.
  • Accessible pour le PEB
  • Cote : TA RENNES 2003/151
  • Bibliothèque : AGROCAMPUS OUEST. Bibliothèque Générale de Rennes.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : TJ 2004 DEV
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