Les liaisons dangereuses : Gypsophila repens une plante infectée par un champignon sexuellement transmis

par Manuela López Villavicencio

Thèse de doctorat en Sciences biologiques. Ecologie et évolution

Sous la direction de Jacqui Shykoff.


  • Résumé

    Pour être maintenues dans les populations des espèces gynodioïques, les femelles doivent être avantagées. Nous avons démontré, chez les espèces gynodioïques en général, un avantage reproductif des femelles qui produisent plus de fleurs, plus de fruits et plus de graines. Pour l'espèce étudiée, Gypsophila repens, les principaux avantages des femelles semblent être lié à l'auto-fécondation et la dépression de consanguinité qui en résulterait ainsi qu'aux coûts liés au déterminisme génétique du sexe chez les hermaphrodites. En outre, les femelles de cette population ne seraient pas plus limitées par le pollen que les hermaphrodites comme observé pour d'autres espèces gynodioïques. G. Repens, peut être infectée par le champignon Microbotryum violaceum, qui stérilise partiellement la plante, et qui est donc théoriquement considéré comme "mal-adapté". La stérilisation partielle pourrait être la conséquence d'un manque d'adaptation du champignon suite à un changement d'hôte. Les parasites peuvent jouer un rôle important pour expliquer le maintien de systèmes de reproduction dimorphiques, si un des deux sexes est plus attaqué que l'autre. Cependant, nous n'avons pas trouvé de différences entre les probabilités d'infection entre les sexes. Par contre, le champignon pourrait contribuer de façon indirecte à avantager les femelles. Dans les populations infectées, les plantes reçoivent continuellement des téliospores qui pourraient réduire la reproduction des individus en limitant la germination du pollen sur les stigmates. Nous avons, en effet, expérimentalement, montré une réduction de la reproduction uniquement pour les individus hermaphrodites.


  • Résumé

    Females of gynodioecious species need to have an advantage in order to be maintained in the populations. We found that in general, females have reproductive advantages: females produce more flowers, set more fruits and produce more seeds than hermaphrodites. We studied female advantage in the gynodioecious species Gypsophila repens. In this species females may be advantaged because they avoid inbreeding depression and pleyotropic effects of restoration that can affect hermaphrodites. In the studied population, females see not to be more limited by pollen deposition than hermaphrodites as has been found for other gynodioecious species. The studied species may be infected by a fungus that produces a partial sterilisation of the host. Partial sterilisation produced by castrating parasites is considered to be sub-optimal. For this species, the fungus could be "maladapted" as a result of a host shift between G. Repens and another related infected Caryophyllaceae. Parasites may be important in the maintenance of dimorphic reproductive systems if, for example, one sex is more attacked than the other one. We failed to show differences in infection probability between sexes on this species. Nevertheless, the fungus could contribute to female advantage in an indirect manner. In infected populations, plants are continually receiving fungal teliospores that may reduce reproduction by preventing pollen germination on the stigma. We found a reduction in the reproduction after the addition of teliospores; however, this reduction was significant only for hermaphrodites.

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Informations

  • Détails : 193 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. en fin de chapitres

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  • Bibliothèque : Université Paris-Sud (Orsay, Essonne). Service Commun de la Documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 0g ORSAY(2004)300
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