MICO : la notion de construction située pour un modèle d'interprétation et de traitement de la référence pour le dialogue finalisé

par Guillaume Pitel

Thèse de doctorat en Informatique

Sous la direction de Jean-Paul Sansonnet.


  • Résumé

    Nous avons conçu le modèle MICO (Modèle d’Interprétation Constructionnelle par Observateurs) afin de répondre à certaines exigences telles que la généricité et l’adéquation aux théories cognitives qui selon nous doivent être respectées pour produire des systèmes de dialogue finalisé qui soient évolutifs et puissants. Le modèle d’interprétation constructionnelle que nous avons conçu permet de traiter de manière homogène les différentes entrées du système de dialogue, qu’elles soient textuelles, visuelles ou autre. Le système est décrit à partir d’une opération unique : les s-constructions (constructions situées), une forme évoluée des constructions issues des travaux de Fillmore. Les s-constructions permettent de décrire des traitements sur les informations temporelles ou spatiales. Dans MICO, les structures contenant l’information sont nommées contextes. Leur mise en œuvre est assurée hors du modèle, qui ne se charge que de décrire l’interface de la structure via des relations et des opérations sur les lieux de la structure. Pour la mise en oeuvre du modèle d’interprétation constructionnelle, nous introduisons la notion d’observateur, qui est l’équivalent opérationnel des s-constructions. Un observateur est capable de reconnaître certaines formes dans les contextes, et produire une nouvelle information en retour. Afin de rendre l’exécution des observateurs possible, nous proposons plusieurs mécanismes d’exécution combinés. Pour illustration du modèle, nous avons conçu un modèle de résolution de la référence extensionnelle supportant les prédicats vagues, et utilisant une version continue des domaines de référence (Corblin, Reboul). Nous proposons une représentation pour un des rôles possibles des prédicats référentiels, fondée sur des fonctions agissant dans des domaines de références et l’adaptons au modèle d’interprétation constructionnelle.

  • Titre traduit

    MICO : the notion of situated construction for an interpretation model and a reference resolution model for practical dialogue


  • Résumé

    We have designed the MICO model (Observer-based Constructional Interpretation Model) in order to provide an answer to certain needs of pratical dialogue systems, such as genericity and adequacy with cognitive theories, which have to be fulfilled in order to produce evolutive and expressive dialogue systems. The constructional interpretation model provides a homogeneous way to describe treatments of different inputs of the dialogue system, such as textual, visual or other kinds of inputs. The system is based on a single kind of operation: s-constructions (situated constructions), an advanced version of Fillmore’s constructions. S-constructions offer the ability to describe the way information such as temporal of visual information can be processed. In MICO, the structures containing the information are called contexts. The implementation of the contexts is let to an external part, the model only helps to describe the interface of the structure, through relations and operations on the locations of the structure. We introduced the notion of observer for the implementation of the model. Observers are the computational counterpart of s-constructions, and are able to recognize patterns in context, then to produce new information. In order to make the model computationally tractable, we also propose to combine several mechanisms for execution control. As an illustration of our MICO’s expressiveness, we conceived a model for concrete reference resolution, which can handle vague predicates and uses a continuous version of domains of reference (Corblin, Reboul). We propose a representation for one of the possible roles of referential predicates, based on several functions acting on domains of reference, and we adapt it to the constructional interpretation model.

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Informations

  • Détails : 223 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 193-202

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris-Sud (Orsay, Essonne). Service Commun de la Documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 0g ORSAY(2004)252
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