Etude ethnohistorique de la frontière Guatemala (Sud-Est du Chiapas) de 1824 à 2001 ou la genèse d'une identité frontalière

par Carine Chavarochette

Thèse de doctorat en Histoire

Sous la direction de Jean Piel.

Soutenue en 2004

à Paris 7 .


  • Résumé

    De sa création à 2001, la frontière Guatemala-Mexique oscille entre deux modèles : la frontière mobile et ouverte et la frontière limite qui divise. Une première partie présente l'historique de l'établissement de la frontière. L'annexion du Chiapas en 1824, les traités signés entre le Mexique et le Guatemala en 1882, la Révolution mexicaine, la guerre civile guatémaltèque, la crise zapatiste ou encore l'émigration massive en direction des Etats-Unis sont autant d'évènements qui ont modifié la région et l'identité des populations devenues frontalières. La difficulté à établir une limite franche entre le Mexique et le Guatemala, dans cette région, est liée en partie à la question agraire. Quand les gouvernements des deux pays ont cherché à fixer leur souveraineté, les commissions chargées des relevés topographiques se sont trouvés confrontés aux particuliers. La seconde partie montre les liens intrinsèques existants entre propriété de la terre et conflit politique. Les populations indiennes spoliées n'ont cessé par ailleurs de répondre à ces évènements politico-historiques en recherchant par le prisme de cultes religieux spécifiques à valoriser une nouvelle identité. Une troisième partie témoigne que les différentes crises politiques et sociales chiapanèques du XXè siècle ont conduit les populations à des réponses spécifiques : les pèlerinages et les apparitions surnaturelles. La frontière Guatemala-Mexique n'est donc ni ethnique, ni militaire, ni physique mais fondée sur la possession de terres. Ce sont finalement ces populations frontalières, même si elles en ont contesté le tracé, qui ont déterminé la fixation de la limite internationale.


  • Résumé

    From its creation through 2001, the frontier between Guatemala and Mexico oscillates between two different models: a flexible, open frontier, and a limit frontier dividing both countries. The first part of this work treats the history behind the establishing of this frontier. The annexation of Chiapas in 1824, treaties signed between both countries in 1882, the Mexican Revolution, Guatemala's civil war, Zapatista revolt, as well as the massive immigration to the United States, are facts modifying the region and the identity of the inhabitants of the border. The difficulty of setting-up a clear border between Guatemala and Mexico in this region lies partly in the agrarian issue. When governments of both countries tried to establish their sovereignty commissions in charge of topographic readings found themselves confronted with private individuals. The second part shows the intrinsic links between land property and political conflict. Despoiled indigenous populations have not stopped answering to these political/historical events by searching to develop new identities through specific religious cults. The third part of this work explains how both political and social crises in Chiapas have led its population towards a particular type of answering during the twentieth century: pilgrimages and supernatural apparitions. The frontier between Guatemala and Mexico, thus, is neither ethnic nor military nor physic: it is founded on land possession. Despite their questioning of the line, the fixing of the international limit has finally been determined by the inhabitants of this frontier zone themselves.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (407 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 243 ref.

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  • Bibliothèque : Université Paris Diderot - Paris 7. Service commun de la documentation. Bibliothèque Universitaire des Grands Moulins.
  • PEB soumis à condition
  • Cote : TL (2004) 065

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  • Cote : MC 8338
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