Rome comme référence

par Franck Senaud

Thèse de doctorat en Arts et sciences de l'art. Esthétique

Sous la direction de Marc Jimenez.

Soutenue en 2004

à Paris 1 .


  • Résumé

    Rome comme référence c'est d'abord la possibilité d'une contre référence face à l'idéal philosophique de la Grèce. Les Passages nietzschéens d'une Rome antique critique du christianisme et d'un statut de l'homme face au devenir, tout comme les analyses hégéliennes de Rome comme " moment du réel " montrent le réel compris au travers d'un code, l'invention du droit appuyé sur la supposition d'un individu abstrait et le nécessaire rapport pouvoir -représentation qu'une telle organisation suppose. " L 'homme romain comme une stratégie " signifie l'homme sans présupposition d'intériorité. L 'homme romain, laissant se développer les moyens, compris par sa gestion des moyens (jusqu'aux siens propres) nous amène, dans un deuxième temps, à examiner du point de vue des moyens la détermination de la référence sur le sujet et, en retour, la construction d'une représentation Rome pour le sujet. " Rome n'est plus dans Rome " et c'est dans la gestion du rapport qui se pose à cette Rome mentale, dans cette inter-détermination que l'action politique, esthétique, subjective peut avoir lieu. La référence à Rome met en jeu une conception de la représentation, de l'histoire, du sujet et Rome devient référence par-delà le christianisme avec Machiavel et Nietzsche. L'impérativité de Rome (impériale comme impérative) devenue référence à la Renaissance s'explique à partir de ce jeu. La deuxième partie de la thèse s'intéresse à cette possibilité de déterminer l'individu sur le terrain esthétique. La mise en mouvement des codes par le sujet et l'espace que donne au sujet la référence permettent d'expliquer cette détermination mutuelle et la possibilité chez Raphael d'une esthétique sans sujet. L'énergétique de la référence, l'idéalisation devenue une technique, le statut simplifié de l'apparence, le sujet déduit par l'invention des moyens, l'amplification des procédés (dans son oeuvre jusque dans la diffusion de son oeuvre par l'atelier) lors de sa venue à Rome, la réponse aux convenances de la représentation, les formules réutilisables, la manière, tout l'art de Raphael de se créer ses propres moyens. La conclusion montre qu'il ne s'agit pas d'une leçon esthétique ni d'un hommage à une quelconque contre -référence. Le " devenir pour le sujet " que Nietzsche nomme fatum Permet de voir que cette inter-détermination explique le rapport du sujet à la référence en histoire et en esthétique, se retrouve plus globalement dans un rapport du sujet et du devenir qu'il nomme ego fatum. Sans obligation de la supprimer, la subjectivité n'est plus une hypothèse nécessaire.

  • Titre traduit

    Rome as a reference


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Informations

  • Détails : 380 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 374-380

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  • Cote : R 04 : 63

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  • Disponible pour le PEB
  • Cote : Mfiche 223/3152
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