Apport des caractères larvaires à la phylogénie des amphibiens anoures : cas de deux familles, les Megophryidae et les Ranidae

par Stéphane Grosjean

Thèse de doctorat en Zoologie

Sous la direction de Alain Dubois.

Le jury était composé de Philippe Janvier, Thierry Lodé, Annemarie Ohler, Miguel Vences.

Les rapporteurs étaient Hervé Le Guyader, Claude Miaud.


  • Résumé

    L'apport des caractères morphologiques larvaires à la phylogénie a été estimé grâce à une analyse cladistique de deux familles d'Amphibiens Anoures. Pour ce faire, les caractères ont été relevés sur la morphologie externe des animaux ainsi que dans la cavité bucco-pharyngée. La première famille, les Megophryidae, est de taille modeste, sa distribution est limitée au sud-est asiatique et tous ses têtards se développent en milieu torrenticole, homogénéisant ainsi les adaptations morphologiques liées à l'environnement. L'étude comprend 30 espèces parmi lesquelles quatre sont des extra-groupes, 13 ont été décrites par mes soins et les données de 13 espèces ont été puisées dans la littérature. Un total de 85 caractères a été pris en compte, 39 pour la morphologie externe (dont 21 pour le disque oral) et 46 pour la cavité bucco-pharyngée (26 pour le plancher buccal et 20 pour le plafond buccal). La deuxième famille, les Ranidae, a une distribution quasi-mondiale et est très riche en espèces, comprenant des espèces à l'écologie très variée et dont les têtards peuplent tous les types de milieux. Un total de 59 espèces a été pris en compte pour l'analyse, parmi lesquelles trois sont des extra-groupes, 38 ont été décrites par mes soins et les données de 18 espèces ont été puisées dans la littérature. Un total de 93 caractères a été étudié, 43 pour la morphologie externe (dont 21 pour le disque oral) et 50 pour la cavité bucco-pharyngée (25 pour le plancher buccal et 25 pour le plafond buccal). Tous les têtards des espèces étudiées par mes soins ont été décrits de façon très détaillée et les principales structures prises en compte ont été illustrées. Les résultats sont relativement encourageants même s'ils sont empreints d'un fort taux d'homoplasie, spécialement chez les Ranidae. Les arbres obtenus proposent des relations nouvelles au sein des Megophryidae et corroborent certaines hypothèses chez les Ranidae telles que le paraphylétisme de la famille, la position basale (et paraphylétique) des Dicroglossinae et l'inclusion au sein des Ranidae de la sous-famille des Rhacophorinae, parmi les plus remarquables. Les manières d'augmenter la précision des résultats sont discutées, ainsi que la fonction biologique supposée des caractères et leur relation avec les ressources trophiques utilisées et le milieu occupé par les animaux afin de tenter de dégager la part fonctionnelle, adaptative et " phylogénétique " des caractères utilisés.


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Informations

  • Détails : 3 vol. (177 p., 261p.-[ca 130] p. d'annexes], 101 f. de pl.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. vol. 1, p. 155-176, vol. 2, p. 253-261. Index

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