Approche éco-géographique du système de transmission de la schistosomose urinaire de l'homme dans le Menabe : centre-ouest de Madagascar

par Emmanuel Grisorio

Thèse de doctorat en Géographie

Sous la direction de Philippe Brémond et de Michel Mietton.

Soutenue en 2004

à Lyon 3 .


  • Résumé

    La schistosomose uro-génitale à Schistosoma haematobium, parasitose eau-dépendante, est endémique à Madagascar et en particulier dans le Menabe (côte ouest). Les travaux antérieurs, conduits dans le Menabe et précisément la région de Mahabo, n'avaient pas permis d'expliquer les disparités constatées dans le niveau d'endémie, ni les conditions de transmission. Cette thèse présente les résultats obtenus dans cette même région, à partir d'une approche éco-géographique à vocation transdisciplinaire, à l'interface environnement-santé. Les enquêtes par questionnaire standardisé, auprès des populations de 7 villages, distinguent les activités liées à l'eau selon leur nature (domestique, agro-pastorale, extractiviste ) et leur lien direct (baignade) ou indirect (chasse) avec des milieux hydriques naturels (cours d'eau, mares) ou aménagés (canaux, parcelles rizicoles). La relation avec la schistosomose est abordée surtout en terme de risque pour l'homme d'être infesté ; le risque intégrant successivement les concepts d'aléa et de vulnérabilité. Bulinus obtusispira, mollusque hôte intermédiaire de la parasitose, a été échantillonné uniquement dans les mares temporaires. Aucun bulin n'ayant été trouvé parasité, les espaces de l'aléa ont été considérés comme étant les mares temporaires hébergeant B. Obtusispira. La vulnérabilité, déterminée par la fréquentation des mares temporaires, se révèle influencée par leur caractère attractif et par une méconnaissance de la maladie. Paradoxalement, ce sont surtout les activités sans lien direct avec l'eau (cueillette, gardiennage des zébus) qui attirent les populations près des mares, où elles s'adonnent à la baignade. La création d'un indice d'exposition à l'infestation autorise une caractérisation des populations et une mise en relation avec les résultats des enquêtes parasitologiques qui ne permet toutefois pas d'expliquer le niveau d'endémie en fonction des facteurs de risque pris en compte. En combinant aléa et vulnérabilité, on situe le risque majeur d'infestation dans les espaces de mares des savanes ou de forêts peu anthropisés et on montre qu'il évolue dans le temps, les mares temporaires reculant devant les aménagements hydro-agricoles. Des changements d'échelle, aux niveaux régional puis national, révèlent que la distribution spatiale des mares temporaires s'ajuste assez bien avec celle des foyers connus de la schistosomose uro-génitale, résultat qui pourrait facilement être appliqué au contrôle de la maladie.


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Informations

  • Détails : 231 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 210-218

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