Adolescence féminine et violence familiale

par Jean-Louis Conti

Thèse de doctorat en Psychopathologie et psychologie cliniques

Sous la direction de René Roussillon.

Soutenue en 2004

à Lyon 2 .


  • Résumé

    Cette recherche s'intéresse à une certaine forme de traumatisme vécu à l'adolescence, celui des mauvais traitements familiaux. Comment des jeunes filles battues en famille métabolisent-elles la violence reçue, quelle intériorisation des coups les relations familiales permettent-elles et avec quelles conséquences psychiques sont les questions traitées. La clinique est constituée de cinq jeunes filles placées en institution éducative pour une évaluation psychosociale et une orientation. Ce matériel témoigne du fait que ces expériences de mauvais traitements occasionnent un vécu d'emprise dont ces adolescentes se défendent par diverses attitudes psychiques et comportementales. Deux d'entre elles reliant la violence familiale à une ou plusieurs tentatives de suicide antérieures, une hypothèse différentielle se vérifie : l'auto-agression témoigne d'un appel à un tiers, lequel permet une introjection pulsionnelle, favorise une transformation du régime d'intériorisation et facilite la symbolisation de la violence fantasmatique. L'équivalence incestuelle d'une violence paternelle est un élément d'explication de ce retournement contre soi, sur un mode simultanément passif et auto-appropriateur. A l'inverse trois autres adolescentes manifestent le maintien d'une modalité incorporative qui entraine la répétition des mouvements de pulsion agressive. Pour l'une, les attitudes paternelles s'inscrivent dans un contexte de perversion qui n'autorise pas qu'un objet tiers soit utilisé. Les deux autres situations montrent qu'une violence maternelle est vécue comme maintenant un lien. Ces deux contextes apparaissent comme des facteurs aggravant les sentiments d'emprise à l'adolescence.


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Informations

  • Détails : 377 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 357-366. Index

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