Étude de la variabilité génétique du Virus de l'Hépatite C (VHC) et de son implication dans la résistance aux traitements antiviraux

par Essam Shawky Abd El Hady Khattab

Thèse de doctorat en Biologie cellulaire

Sous la direction de Fabien Zoulim.

Soutenue en 2004

à Lyon 1 .


  • Résumé

    Les mécanismes de la résistance du VHC aux traitements antiviraux Interféron/Ribavirine sont encore peu connus. La caractérisation du phénomène d'échappement viral à la bithérapie IFN/Ribavirine pourrait permettre de mieux comprendre les mécanismes viraux conduisant à la résistance du VHC aux traitements. Plusieurs régions génomiques peuvent affecter le processus antiviral induit par l'IFN. Notre premier objectif était consacré à l'étude de l'implication des régions IRES et core du VHC dans l'échappement viral à la bithérapie IFN/Ribavirine, en identifiant des séquences virales associées à ce phénomène de résistance au traitement. Nous avons donc étudié la variabilité génétique des régions IRES et core chez 9 patients atteints d'hépatite C chronique et présentant un échappement viral à la bithérapie IFN/Ribavirine, et chez 5 non répondeurs et 5 répondeurs. Notre analyse de la variabilité génétique de ces régions du VHC n'a pas pu expliquer cette non réponse particulière au traitement. La majorité des mutations nucléotidiques ou protéiques trouvées n'étaient pas au niveau de positions fonctionnellement essentielles, et n'étaient pas associées à un profil de réponse thérapeutique particulier, à l'exception d'un patient échappeur (NaM). L'évolution du profil génomique du VHC ne permet pas d'expliquer l'échappement à la bithérapie IFN/Ribavirine. La co-infection par le VHB occulte chez des patients porteurs du VHC peut avoir un impact sur l'évolution de la maladie, l'efficacité du traitement antiviral et le pouvoir réplicatif des virus. Le deuxième objectif de thèse était d'étudier l'impact de ce type de co-infection et de caractériser les isolats du VHB présents chez ces patients. Nous avons recherché la présence du VHB occulte chez 53 patients atteints d'hépatite C chronique et traités par la bithérapie IFN/Ribavirine, puis suivi dans le temps 4 patients coinfectés (3 échappeurs et un non répondeur). Notre étude a montré que la prévalence de la co-infection par le VHB occulte était faible dans cette population de patients atteints de l'hépatite C chronique. La co-infection avec le VHB occulte n'avait aucun effet sur le statut clinico-pathologique de ces patients ni sur la réponse à la bithérapie. Nous avons mis en évidence de nombreuses mutations au niveau de l'AgHBs et tout particulièrement au niveau du déterminant ''a'', qui pourraient entraîner des modifications conformationnelles de l'AgHBs, expliquent l'absence de sa détection par les tests classiques sérologiques. Notre analyse de la variabilité génétique du VHB occulte chez des patients co-infectés par les virus VHC/VHB occulte et présentant un échappement viral pendant la bithérapie IFN/Ribavirine n'a pas pu expliquer cette non réponse particulière au traitement. De plus nous n'avons pas observé de mutation spécifique dans la région core du VHC associée à la suppression de la réplication du VHB occulte, à l'exception d'un patient non répondeur


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Informations

  • Détails : 186 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : 663 réf. bibliogr.

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Claude Bernard (Villeurbanne, Rhône). Service commun de la documentation. BU Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : T50/210/2004/72bis
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