Qualité sanitaire des blés en région Midi-Pyrénées : suivi du taux de contamination en mycotoxines de stockage (ochratoxine A et citrinine) : étude des effets biologiques de l'exposition à ces deux toxines

par Anne Molinié

Thèse de doctorat en Qualité et sécurité des aliments

Sous la direction de Annie Pfohl-Leszkowicz.

Soutenue en 2004

à Toulouse, INPT .


  • Résumé

    Les céréales, aliments à la base de l'alimentation humaine et animale, constituent l'un des principaux vecteurs de mycotoxines. L'objectif de notre étude est d'évaluer d'une part, les taux de contamination des blés en mycotoxines de stockage [ochratoxine A (OTA) et citrinine (CIT)] en Midi-Pyrénées, et d'autre part d'évaluer l'effet combiné de ces mycotoxines. L'étude des contaminations en OTA et CIT, après deux campagnes de récolte des blés, a mis en avant la présence de ces deux mycotoxines à des taux faibles. Parmi 60 échantillons positifs en OTA ; seuls 6 dépassent les normes de 5 æg/kg avec un maximum de 11 æg/kg. Quant à la CIT, seuls 4 échantillons sur 52 contenant cette toxine, sont à un taux supérieur à 5 æg/kg avec un maximum de 10 æg/kg. Le suivi des stockage des blés indique que le temps de stockage est indéniablement un facteur de risque dans l'apparition de la contamination en mycotoxines. Le stockage à la ferme avant un stockage en silo semble favoriser l'imprégnation des blés par ces mycotoxines. A partir de souches de moisissures de référence et d'isolats fongiques retrouvés sur des blés, nous avons étudié les conditions favorisant la production de ces toxines dans des milieux synthétiques et naturels (blés). Dans les milieux synthétiques, toutes les souches testées ont été capables de synthétiser au moins une mycotoxine. La coproduction de mycotoxines n'est pas systématique et dépend du milieu. Les cinétiques réalisées sur blés ont montré qu'un ensemencement avec deux souches favorisait la production de toxines par rapport à chaque souche prise séparément. Ceci indique l'importance des phénomènes de compétition entre espèces dans la mise en route du métabolisme secondaire des moisissures. Nous avons montré que la CIT induit la formation d'adduits à l'ADN in vivo et in vitro et donc présente un potentiel génotoxique. Sur modèle cellulaire, les réponses observées lors de l'exposition à l'OTA et à la CIT varient selon les modalités de traitement par ces toxines. Dans tous les cas, il y a persistance des lésions génotoxiques, ainsi que l'activation des enzymes de la voie de l'acide arachidonique ; témoin d'un stress cellulaire. Sur les animaux co-traités par ces toxines, l'élimination urinaire des toxines est favorisée ; néanmoins les adduits persistent dans le rein des animaux. Les mécanismes impliqués sont complexes et résultent de la modulation des effets dus à l'une ou l'autre des deux toxines.

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Informations

  • Détails : 245 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.205-230

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  • Bibliothèque : Ecole nationale supérieure agronomique. Centre de documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2004INPT006A
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