Utilisation et validation des adduits à l'ADN comme biomarqueurs pour le suivi d'une pollution environnementale : Cas de la marée noire de l'Erika (Décembre 1999, France)

par Agnès Amat-Bronnert

Thèse de doctorat en Sciences agronomiques

Sous la direction de Annie Pfohl-Leszkowicz.

Soutenue en 2004

à Toulouse, INPT .


  • Résumé

    Le 12 décembre 1999, le tanker ERIKA se brise en deux et fait naufrage au large des côtes bretonnes. Environ 10 milles tonnes de fuel lourd sont libérés dans l'environnement marin et impactent au début du mois de Janvier 2000, 400 km de côte Atlantique du Finistère jusqu'en Vendée. Les adduits à l'ADN sont le résultat de l'activation biologique de xénobiotiques en composés capables de se lier de façon covalente sur une base de l'ADN. Ces lésions à l'ADN ont une haute signification biologique et sont utilisés comme biomarqueur d'exposition et d'effet. Dans cette étude, il s'agissait de rechercher ce biomarqueur d'exposition et d'effet à des molécules dites " génotoxiques " dans des tissus de poissons et de moules exposés à la marée noire de l'ERIKA. Le suivi mensuel de certains adduits à l'ADN dans la moule, a permis de distinguer trois stations auxquelles la génotoxicité de l'ERIKA a été observée jusqu'à la fin de l'étude soit en novembre 2000. Des études in vitro ont permis de confirmer les résultats de la génotoxicité observée in vivo dans les tissus de moules et de poissons. Elles révèlent la propriété génotoxique de ce pétrole. Les résultats de ces études tendent également à montrer l'implication des systèmes de métabolisation de phase I tel que les CYP de la famille 1 et les peroxydases dans la formation d'espèces chimiques actives capables de former des adduits. Les fuels lourds de type " Bunker " tel que le pétrole de l'ERIKA est un mélange complexes contenant entre autres des composés soufrés tels que les thiophènes et dont la toxicité et la génotoxicité ont été très peu étudiées. Les résultats in vitro, sur des cultures de cellules humaines, montrent que certains thiophènes sont génotoxiques et pourraient donc jouer un rôle dans la génotoxicité observée in vivo.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 192 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.128-151

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Ecole nationale supérieure agronomique. Centre de documentation.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : 2004INPT003A
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.