Liens noués : une monographie du lien amoureux dans le Japon contemporain

par Jean-Michel Butel

Thèse de doctorat en Japonais. Ethnologie

Sous la direction de François Macé.

Soutenue en 2004

à Paris, INALCO .


  • Résumé

    Nous avons voulu dans ce travail essayer de cerner ce que l'on dit de l'amour dans une société non chrétienne. Or cette préoccupation et vite apparue iconoclaste dans le contexte japonais. L'amour n'est pas un thème pour l'ethnologie japonaise. Plus exactement, la question n'intéresse pas, car elle n'a pas, nous a-t-on affirmé, d'objet. Il n'y a pas d'amour au Japon, pas plus que dans les autres cultures exotiques. L'amour, et le rôle démesuré qu'il occupe aujourd'hui dans les rouages de nos sociétés, seraient l'apanage de la civilisation occidentale. Sans doute ! Mais à condition de préciser de quelle sorte d'amour on parle. Il nous a semblé efficace pour ce faire d'adopter la démarche suivante : choisir un terme indigène, une expression qui fait "très japonais" ; prendre conscience de toute la largeur de son champ sémantique, relever les applications pratiques ; tenter une comparaison entre ce qu'il désigne et ce qu'une certaine tradition occidentale entend par amour. "Lien noué" entre deux êtres (en-musubi), telle est l'expression que nous avons choisi d'analyser. Nous en discuterons l'origine et les implications. De toute évidence, lien et amour diffèrent. Ils peuvent pourtant être mobilisés dans le discours lors de situations similaires. Nous citerons un certain nombre d'exemples pris à la littérature japonaise pour le prouver. La part essentielle de cette recherche se veut toutefois ethnographique et relève de l'ethnologie religieuse : il s'agit de repérer des cultes rendus à des divinités, de décrire des lieux, des pratiques, des objets, qui sont dits "nouer un lien", de tenter de retracer des logiques.

  • Titre traduit

    About bounds and knots : a monograph of love knots in contemporary Japan


  • Résumé

    We tried in this work to point out what is said about love in a non-Christian society. However, this concern quickly appeared iconoclast in the Japanese context. Love is not a topic for the Japanese ethnology. More exactly, the question does not interest because it has no object to study on, as one affirmed to us. There is no love in Japan, not more than in other exotic cultures. Love, and the disproportionate place that it occupies today in our societies, would be the prerogative of Western civilization. Possibly ! But with a proviso specifying about which kind of love one speaks. We, with this intention, tried to adopt the following step : to choose an indigenous term, an expression which sounds 'very Japanese', to become aware of all the width of its semantic field, to identify its practical applications ; to make a comparison between what it indicates decided to analyze. We will discuss its origin and the implications. Obviously, bond and love are not the same thing. They can however be mobilized at the same time in similar situations. We will quote a certain number of examples taken from Japanese literature to prove it. However, the essential share of this research wants to be ethnographic and raises of religious ethnology : it is a question of identifying worships rendered to divinities, to describe places, practices, objects, which are known as ""tying a bond", to try to recall logics.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (528 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 485-528.

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  • Bibliothèque : Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (Paris).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TH.273
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  • Cote : TH.C.273
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