Les précipitations au Proche-Orient : variabilité spatio-temporelle et relations avec la dynamique de l'atmosphère (1960-61/1989-90)

par Myriam Traboulsi

Thèse de doctorat en Géographie. Climatologie

Sous la direction de Jocelyne Pérard et de Pierre Camberlin.

Soutenue en 2004

à Dijon , en partenariat avec Centre de Recherches de Climatologie (Dijon) (laboratoire) .

Le jury était composé de Yamina Djellouli.

Les rapporteurs étaient Panagiotis Maheras, Bernard Geyer.


  • Résumé

    Le Proche-Orient souffre gravement de l’aridité. La maîtrise de l’eau, qui est fort ancienne, y constitue l’un des problèmes majeurs. L’ensemble de la région demeure mal connu climatiquement notamment pour ce qui concerne la variabilité spatio-temporelle des précipitations et les mécanismes qui peuvent l’expliquer. Les données pluviométriques mensuelles des pays concernés par cette étude (Liban, Syrie, Jordanie, Israël et Territoire Autonome Palestinien) sont analysées pour la période 1960-61/1989-90. Le traitement concerne d’abord la relation morphométrie/pluviométrie pour expliquer la distribution spatiale des précipitations. Le recours à l’analyse multivariée a été nécessaire pour l’étude de la variabilité spatio-temporelle. Des indices de surface de la Méditerranée et des géopotentiels notamment au-dessus du bassin oriental, sont pris en compte ainsi que la circulation atmosphérique régionale (Europe, Méditerranée) et planétaire à partir des données mensuelles de pression de surface, d’altitude, de précipitations et de vents à 1000 et 500 hPa. Cette région est caractérisée par des faibles totaux pluviométriques moyens avec une diversité spatiale marquée. Une nette dissymétrie (ouest-est) dans la distribution de la pluviométrie est liée à la disposition du relief : à des régions « au vent » bien arrosées s’opposent de régions « sous le vent » à faible pluviométrie. La distribution saisonnière des précipitations, pluies hivernales et sécheresse estivale, est liée au balancement saisonnier de la circulation tempérée d’ouest. La variabilité interannuelle est relativement faible dans les régions ouest, cette variabilité est associée à) de totaux pluviométriques concentrés sur le trois mois d’hiver qui présentent des anomalies relativement persistantes d’un mois à l’autre. A l’est, cette variabilité est plus forte ; elle est associée à des totaux pluviométriques faibles mais avec des pluies printanières importantes qui présentent une certaine persistance d’anomalies, notamment d’avril à mai. A l’effet du relief s’ajoute l’effet d’autres paramètres géographiques comme la latitude, la longitude, la continentalité, ce qui permet d’individualiser trois sous-régions de variabilité cohérente. Les structures spatiales de ces sous-régions sont stables d’une saison à l’autre. La cohérence spatiale est beaucoup moins marquée au début (octobre) et à la fin (mai) de la saison pluvieuse. Les deux régions nord-ouest et sud-ouest présentent le même régime (forte concentration des précipitations sur les trois mois d’hiver, à maximum de décembre ou de janvier) mais les pluies automnales sont plus importantes dans le nord-ouest. A l’est, on retrouve le même régime méditerranéen avec un maximum d’hiver, mais un deuxième maximum apparaît au printemps. Les trois régions ne présentent aucune tendance à la baisse ou à la hausse des précipitations. Cinq types de connexion avec les modes de variabilité atmosphériques ont été examinés. Le signal de l’ENSO apparaît dans les pluies automnales excédentaires de la région est. Des connections avec l’ONA apparaissent durant l’hiver dans la région nord-ouest où les précipitations sont excédentaires lors de la phase négative. Des connexions avec l’EA/WR, NCP et l’OM existent dans la région sud-ouest. Les pluies d’hiver sont excédentaires lors de la phase positive de ces trois modes. L’examen des relations entre les champs atmosphériques et les précipitations met en évidence un talweg d’altitude (niveau 500 hPa) lors des années arrosées sur les régions nord-ouest et du sud-ouest. Ce talweg apparaît aussi sur la région est mais en position plus méridionale, sur la mer Rouge. Les structures spatiales révélées par cette analyse reflètent bien les modes de variabilité atmosphérique, notamment régionaux (au sens large).

  • Titre traduit

    Rainfall at the Near East : spatial and temporal variability and relation with the atmospheric dynamics (1960-61/1989-90)


  • Pas de résumé disponible.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 1 vol. (233 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliographie f. 204-215

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université de Bourgogne. Service commun de la documentation. Section Droit-Lettres.
  • Non disponible pour le PEB
  • Cote : T299

Cette version existe également sous forme de microfiche :

  • Bibliothèque : Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne. Bibliothèque de géographie.
  • Consultable sur place dans l'établissement demandeur
  • Cote : MF 3486
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.