Le sublime objet du nationalisme : le nationalisme et la démocratie en Afrique du Sud

par Ivor Chipkin

Thèse de doctorat en Sociologie

Sous la direction de Catherine Paradeise.

Soutenue en 2004

à Cachan, Ecole normale supérieure .


  • Résumé

    Qu'est ce qu c'est qu'une nation ? Que signifie s'investir dans la construction d'une nation? A quoi se réfère t elle dans le contexte sudafricain? Ces questions constituent toute la problématique de cette thèse. Or, ces interrogations peuvent être jugées désuètes par ceux pour qui le fait national est en voie de disparition sous l'effet de la mondialisation. De ce point de vue et si l'on tient compte du contexte actuel, ce sont peut être là, des questions subsidiaires ou des questions qui n'intéressent que les historiens et autres chercheurs qui s'investissent dans le passé. En effet, le contexte actuel nous oblige à ajouter de nouveaux préfixes aux nations (comme par exemple trans , supra ou post ); ce qui dénote de leur profonde mutation. Mais il convient de signaler qu'il est peut être encore trop tôt pour faire le requiem de la nation, ou de chanter un hymne en l'honneur de son glorieux passé. En fait, l'objectif avoué de l'action politique actuelle en Afrique du Sud est la construction de la nation. La nation est en quête, particulièrement dans les états africains après les indépendances, et ceci au nom de l'anti impérialisme, de la libération et de l'autodétermination. La volonté nationale demeure un instinct puissant et attrayant dans bon nombre de sociétés autrefois colonisées. Si ces notions ne sont que des chimères face à l'Empire, nous avons cependant besoin d'expliquer la durabilité du sentiment national dans ces espaces. Et c'est précisément ce que la grande partie d la littérature contemporaine ne réussit pas à faire

  • Titre traduit

    ˜The œsublime object of nationalism : nationalism and Democracy in South Africa


  • Résumé

    What is a nation? What does it mean to be involved in nation building? To what does it refer in South Africa? These are the questions tha interest this book. Now, these questions may be judged passé by those for whom the national form is fast disappearing from the global scene. From such a perspective these are perhaps 'bad' questions in the current situation; or perhaps only interesting for historians and others interested in the past. Indeed, in the present we are asked to attach new prefixes to nations (trans or super or post ) that suggest their transgression or even supercession. But it might be too soon for a requiem to the nation. Or a hymn in celebration of its passing. Th nation is pursued, especially in African states after independence, in the narre of anti Imperialism, in the narre of liberation and selfcontrol. Indeed, the will to nationhood remains a powerful and attractive instinct in many former colonised societies. If these notions are increasingly chimeras in the face of Empire, we need account for the durability of the national imagination in these places. This is precisely what so much of the contemporary literature cannot do. How often the 'African state' or 'the State in Africa' is treated in relation to the 'colonial state' or to 'ethnicity' or to 'underdevelopment', 'arrested development' or 'imperialism', 'modernity' and 'modernisation', 'capitalism', 'bureaucratisation', 'traditionalism' and 'traditional authority', 'ritualism' and 'power'. How rarely it is treated in relation to nationalism or the nation state

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Informations

  • Détails : 1 vol. (412 p.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p. 367-386

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