Analyse moléculaire et phénotypique du myélome multiple
| Auteur / Autrice : | Valérie Rimelen |
| Direction : | Estelle Seillès, Philippe Hénon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Sciences de la vie et de la santé |
| Date : | Soutenance en 2004 |
| Etablissement(s) : | Besançon |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Homme, environnement, santé (Besançon ; 2000-2012) |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Le myélome multiple (MM) est une hémopathie maligne caractérisée par l'accumulation de plasmocytes tumoraux dans la moelle osseuse. L'objectif de ce travail était de caractériser la nature des précurseurs tumoraux dans le MM en focalisant notre intérêt sur le compartiment cellulaire des lymphocytes B circulants. Le réarrangement des gènes des chaînes lourdes des immunoglobulines (lgH) constitue un marqueur de clonalité, utilisé pour la détection des cellules tumorales dans les Iymphoproliférations B. Nous avons développé des techniques de PCR [polymerase chain reaction] IgH qualitative et quantitative, dans le but d'évaluer l'existence et la proportion de cellules B Iymphocytaires appartenant au clone néoplasique. Nos résultats indiquent que les lymphocytes B circulants n'appartiendraient pas au clone néoplasique pour la grande majorité d'entre-eux. D'autre part, l'évaluation cinétique de la charge tumorale que nous avons réalisée dans le sang et dans la moelle osseuse des patients après autogreffe de cellules souches hématopoïétiques périphériques, suggère que le compartiment sanguin n'est pas le réservoir de la maladie. Ces résultats indiquent également que la PCR IgH quantitative pourrait constituer un indicateur de l'évolution clinique dans le MM. L'analyse phénotypique montre que les cellules plasmocytaires des MM et des gammopathies bénignes n'expriment pas le CD19, suggérant que la perte d'expression de cet antigène peut constituer un événement précoce de la myélomagenèse. L'analyse des cellules B CD19+ sur sang périphérique total de patients atteints de MM a montré une réduction quantitative des cellules B naïves CD19+CD27- par rapport au groupe témoin. Cette diminution de la Iymphopoïèse B pourrait participer à l'immunosuppression caractéristique dans le MM. La mesure quantitative par RT PCR de l'expression de gènes impliqués dans la différenciation B, a été validée dans différentes lignées cellulaires. Nous avons mis en évidence la diminution de l'expression de pax-5, responsable de l'activation du gène codant pour la synthèse de la protéine CD19, au niveau des cellules CD34+ de cytaphérèse de MM. Nos résultats ouvrent des perspectives pour la recherche des précurseurs myélomateux en ciblant plutôt la population proliférante plasmoblastique ou pré-plasmoblastique.