De l'Unheimliche" à l'"Unglaube" : vers une psychopathologie de l'incroyance

par Yann Tostain

Thèse de doctorat en Psychologie

Sous la direction de Jean-Jacques Rassial.


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  • Titre traduit

    From "Unheimliche" to "Unglaube" : towards a psychopathology of unbelief


  • Résumé

    S'il fallait trouver l'origine de cette thèse, on la situerait dans la différence clinique à établir entre un certain "acte de tenir pour vrai" propre à la psychose (ce que Freud nomme "conviction délirante", et un autre mode de cet "acte" que constituent les sentiments d'étrangeté (névrotiques?). Le concept d'"Unheimliche", si on le restitue dans le corpus freudien, n'est pas sans rapport avec l'incroyance ("Unglaube") d'une part, et avec le sentiment d'étrangeté ("Entfremmdungsgefuhl") de l'autre. S'il s'agit donc de s'y attacher comme direction donnée à cette origine, cette perspective ne peut aller en premier lieu sans une lecture à la lettre des trois concepts mentionnés. C'est à leur dépliage respectif qu'il faudra procèder alors. Trois parties donc, à ce propos, comme trois acceptions de l'incroyance. La première au plus près des textes freudiens, la deuxième s'attachant plus spécifiquement à la symptomatologie et au processus psychotiques, la troisième nous autorisant à interrroger le savoir psychanalytique dans une perspective épistémologique. C'est par le biais des rapports du savoir à la vérité que sera posée l'incroyance dans cette deuxième acception, quand ce rapport détermine les modalités même de cet acte de tenir pour vrai, renvoyant dos à dos la conviction délirante psychotique à une démarche rationnelle (quand elle s'essaye justement à constituer un savoir). On ne s'interdira pas alors les perspectives thérapeutiques que nous permettra l'incroyance. Ce renvoi nous amènera à notre dernier cheminement. Car c'est dans la possibilité même de constitution d'une rationalité psychanalytique que se retrouvera notre incroyance, dans la spécificité qu'on peut lui supposer, à s'articuler autour de la découverte de l'inconscient. L'incomplétude du symbolique, comme la nature même du signifiant, de manquer à sa place, constitueront les deux pôles de cette dernière perspective.

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Informations

  • Détails : 1 vol. (307 f.)
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. pp. 294-304

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université d'Aix-Marseille (Aix-en-Provence. Schuman). Service commun de la documentation. Bibliothèque universitaire de lettres et sciences humaines.
  • Disponible pour le PEB
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