Recherches sur l'expression de la violence dans les arts figurés grecs d'époque archaïque et classique

par Sylvie Albecker-Grappe

Thèse de doctorat en Sciences historiques. Etude des civilisations de l'Antiquité

Sous la direction de Gérard Siebert.

  • Titre traduit

    Expressions of violence in Greek figurative art of the archaic and classical periods


  • Résumé

    La violence figurée sur les vases l'est tantôt par des schémas expressifs tantôt par des détails discrets et significatifs. Les œuvres différentes, de la période archaïque ou classique en Grèce, qui représentent une ou des violences sont nombreuses. Un choix a été nécessaire, et nous avons dirigé notre recherche selon quatre axes : les représentations des monstres, le Vase François, des images de l'Ilioupersis et les coupes qui illustrent l'attribution des armes d'Achille. Les artistes grecs construisent l'image de la violence. Quelques peintres ont utilisé des constructions très subtiles que nous avons tenté de démonter, pour rendre visible cette essence même de la violence. Elles n'en ont pas moins suffi à indiquer la pertinence du " problème artistique " qu'elles ont soulevé et tenté de résoudre. En effet, les représentations étudiées marquent une progression. Les monstres laissent d'abord apparaître dans leurs schémas plus archaïques une idée de mascarade. Puis, nous avons vu une démonologie liée au destin de l'homme qui mène jusqu'à une " transsubstantiation ". Mais la victoire de l'homme, qui peut paraître d'abord aisée, demeure beaucoup plus difficile et complexe. Et cela s'observe grâce au talent des artistes. D'abord, si elle dépend du courage des Grecs, elle a aussi besoin, souvent, de l'aide des dieux. Et ils sont très fréquemment représentés à côté des combattants. Mais parfois, cette présence divine a du mal à vaincre elle aussi. La représentation des femmes combattantes met en lumière une lecture qui remet en question cette sempiternelle victoire. Derrière ces combats de guerriers se profilent le combat d'Athéna et des Erinyes et peut-être aussi le celui de l'oïkos contre la polis. Enfin, dans les documents que nous avons relus, au-delà de l'ordre et de l'harmonie des compositions nous avons montré le désordonné et même le chaos. En fait, de façon très contemporaine, ces représentations introduisent le chaos dans l'ordre.


  • Résumé

    The violence depicted on the vases is shown either by expressive models or by discreet and significant details. Different works representing one or more types of violence are many in the archaic and classical periods of Greek art. A choice was necessary and our research follows four lines: illustrations of monsters, the François Vase, depictions of the Ilioupersis and the cups illustrating the presentation of Achille's armour. The Greek artists constructed the image of violence. Some used very subtle constructions, That we have attempted to interpret, in order to reveal this essence of violence. These chosen constructions are sufficient to demonstrate the "artistic problem" they raise and attempt to solve. The representations studied here show a progression. Firstly, the archaic models of monsters convey the idea of masquerade. Then we detected a demonology connected with man's destiny leading to a "transubstantiation". But man's victory, apparently easily attained, remains much more difficult and complex. This is shown in the skill of the artists. If victory depends on the valour of the Greeks, it also often requires the help of the gods. They are frequently represented beside the warriors. But at times this divine presence has difficulty in prevailing. Depictions of women warriors emphasize a reading which questions this perpetual victory. Behind the warriors in combat can be discerned the combat of Athena and the Erinyes and possibly also that of the oïkos against the polis. Finally in the document we have studied, we have shown, beyond the order and harmony of the compositions, disorder and even chaos. In fact, in a quite contemporary manner, these representations introduce chaos into order.

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Informations

  • Détails : 326 f.
  • Notes : Publication non autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f. 286-322

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  • Bibliothèque : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TM.500.732,2003
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