Effets de la substance P et de son antagonisme sur l'infection des cellules denditriques / cellules de Langerhans par le VIH-1

par Hind Hamzeh

Thèse de doctorat en Biologie

Sous la direction de Christian Genin.

Soutenue en 2003

à Saint-Etienne .


  • Résumé

    Nous avons cultivé des cellules progénitrices CD34+ de sang de cordon ombilical pendant 12 jours en présence GM-CSF, TNFα et TGF-β1 afin d’obtenir des cellules dendritiques/cellules de Langerhans (DC/LC). Ces cellules expriment des marqueurs CD1a et HLA-DR caractérisant les cellules dendritiques et près de la moitié des DC/LC présent à sa surface la langerine, molécule spécifique des cellules de Langerhans. Le récepteur CD4 du VIH-1 et les corécepteurs CXCR4 et CCR5 sont exprimés dès les étapes les plus précoces de la différenciation et jusqu’à la différenciation comple��te en DC/LC suggérant l’infectabilité de ces cellules par des souches virales de type X4 et R5. Nous avons ensuite mis en évidence, par une technique de PCR nichée, l’infection des précurseurs et des DC/LC différenciées, par une souche virale de laboratoire, LAI et par une souche R5, BaL. L’infection des DC/LC est inhibée par l’azidothymidine et l’intégration du génome viral a été vérifiée par une technique de PCR nichée Alu-gag. Nous avons contrôlé que l’infection des DC par LAI et BaL met en jeu les corécepteurs CXCR4 et CCR5 respectivement. En effet, nous avons inhibé l’infection des DC/LC par LAI en présence de SDF-1, ligand naturel de CXCR4 et l’infection par BaL en présence de RANTES, ligand naturel de CCR5. Nous avons démontré que les DC/LC expriment le récepteur NK-1R de la substance P (SP) en fin de maturation grâce à une technique de mesure de la liaison de la SP radiomarquée par ces cellules. L’incubation des DC/LC en présence de 10-5 M de SP n’induit pas la maturation des DC/LC mais augmente l’expression membranaire du corécepteur CCR5 sans modifier celle de CXCR4. De plus, la SP, à cette même concentration, augmente la quantité d’ADN proviral de BaL intégré sans affecter celle de LAI. L’utilisation de l’antagoniste de la SP, L733,060, conjointement à la SP, non seulement inhibe l’effet de la SP sur l’infection par BaL, mais réduit l’infection des DC/LC par BaL. En outre, la L733. 060 utilisé seul lors de l’infection des DC/LC inhibe l’infection de ces cellules par BaL mais n’a aucun effet sur l’infection par LAI. Ainsi notre étude démontre qu’il existe des interactions entre la SP et son antagoniste avec l’infection par VIH qui permettent d’envisager une application possible de l’antagoniste de la SP comme inhibiteur de l’infection par des souches de type R5.


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Informations

  • Détails : 194 f.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. f.181-194

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  • Disponible pour le PEB
  • Cote : EM 46713
  • Bibliothèque : Centre Technique du Livre de l'Enseignement supérieur (Marne-la-Vallée, Seine-et-Marne).
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : TH2015-018231
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