L'espèce

par Philippe Lherminier

Thèse de doctorat en Sciences biologiques

Sous la direction de Michel Solignac.

Soutenue en 2003

à Paris 11, Orsay .


  • Résumé

    La définition de l'espèce, longtemps réservée principalement aux logiciens et aux philosophes, est devenue au XIXème siècle le champ des biologistes. Avec leurs contributions le nombre et la complexité des concepts s'est accru de façon extrême. Durant les années quarante les concepts élaborés par les auteurs de la théorie synthétique de l'évolution ont semblé presque définitifs, cependant le nombre de nouveaux concepts proposés n'a jamais été aussi grand que depuis un demi-siècle. Ces concepts sont principalement fondés sur trois critères, utilisés seuls ou combinés, ce sont la ressemblance, la descendance et l'interfécondité, auxquels l'écologie, l'adaptation et la sélection sont parfois associées. Notre travail inclue les définitions classiques et bien connues aussi bien que des usages non biologiques de ce terme. Les qualités et les défauts des principales définitions sont étudiés. Les commentaires d'accompagnement portent surtout sur la diversité des critères utilisés, qui varient parfois d'une définition à l'autre pour un même auteur, au cours du temps ou selon les progrès de la biologie. Quand plusieurs critères sont incorporés dans une même définition ils sont en général seulement juxtaposés parce qu'ils ne peuvent pas logiquement être déduits l'un de l'autre. L'application des définitions à tous les taxons (universalité) est aussi considérée, aussi bien que la convenance au niveau taxonomique de l'espèce (et non à d'autres catégories taxonomiques), ainsi que la circularité des arguments. Les tentatives des naturalistes de toutes disciplines pour élaborer des définitions témoignent que l'espèce demeure encore le guide le plus universel pour ordonner la diversité des êtres vivants.


  • Résumé

    The definition of species, for a long time mainly restricted to logicians and philosophers, has become in the last century the field of biologists. With their contributions the number and the complexity of concepts increased dramatically. During the forties the concepts elaborated by the authors of the evolutionary synthesis seemed decisive for a time, however the numbers of new concepts proposed was never as high as in the last half century. These concepts are mainly based on three criteria, used alone or in various combinations, i. E. Similarity, descent and interfertility, to which ecology, adaptation and selection are sometimes associated. Our work includes classical and legs well-known definitions as well as non-biological uses of the ward. Principal qualities and defects of the definitions are noted. Accompanying commentaries are mainly focussed on the diversity of the criteria used, which vary sometimes from one definitions to another by the same author, in the course of decades and according to the biological field evolved. When several criteria are used in a single definition, they are generally only juxtaposed because they cannot be logically deduced one from the other. The applicability of the definitions to all taxa (universality) is also considered, as well as the suitability for the specific taxonomical level (and not to other taxonomical categories) and the circularity of the arguments. Attempts by naturalists from all disciplines to construct the definitions testify that species still remains the most universal guide to organise the diversity of living beings.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe sous forme papier

Informations

  • Détails : 543 p.
  • Notes : Publication autorisée par le jury
  • Annexes : Bibliogr. p.[491]-[534]. Index

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université Paris-Sud (Orsay, Essonne). Service Commun de la Documentation. Section Sciences.
  • Disponible pour le PEB
  • Cote : M/Wg ORSA(2003)98
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.